De l’exemplarité du leader !!

L’exemplarité est l’une des plus grandes qualités d’un manager !

Bien qu’évidente de prime abord, ellle fait penser aux bonnes leçons de morale pour naîf en culotte courte du temps d’une certaine époque d’après-guerre.

Néanmoins, c’est au fil des jours et des bravades qu’elle s’acquiert.

Car montrer l’exemple est mentalement aisé mais dans les faits elle demande du courage et beaucoup de détermination.

Comment pourriez-vous demander à vos collaborateurs d’arriver à l’heure aux réunions si vous êtes le premier à arriver en retard ?

Malgré toutes les bonnes raisons que vous pourriez fournir, une fois, deux fois ça passe mais la troisième fois ça casse.

L’exemplarité cache une notion de respect.

Sans respect, vous ne serez pas suivi.

Si un peu dans les débuts, si vous y allez avec de l’autorité mais ce n’est pas par la crainte que vous obtiendrez le meilleur de vos troupes.

L’Etat est le premier à reconnaître la valeur des médailles ou des légions d’honneurs.

Le chef d’entreprise peut faire de même avec des diplômes style « le meilleur employé du mois » ou tout autre titre évocateur.

Mettre en avant l’exemplarité c’est d’abord reconnaître que quelqu’un a eut une conduite ou un état d’être qui peut servir d’exemple à tous.

Car, tous autant que nous sommes, nous désirons intérieurement être meilleurs que ce que l’on est.

Même le plus grand des voleurs aime entendre de dire ou de lire qu’il a réalisé le plus grand casse du siècle.

Idem pour le scientifique, le médecin, le juriste, l’homme d’état ou le commun des mortels.

L’exemplarité est un catalyseur d’ego.

Alors où en êtes-vous avec le vôtre ?

En avez-vous assez pour vous appliquer les règles que vous demandez à vos collaborateurs ?

Ne dites pas « pas pour moi ! » car si vous le dites c’est que justement vous vous en êtes tellement éloigné qu’il vous semble presque irréalisable de le faire.

L’exemplarité permet de montrer que vous êtes un être humain qui veut s’améliorer en s’appliquant des règles de valeur reconnues par tous.

C’est un chant tribal qui dit « je suis comme vous et j’y arriverai ! ».

Rien de tel pour galvaniser des troupes.

La croyance de l’exemple en des valeurs partagées qui commence par soi-même mérite que tout manager en fasse son pain quotidien.

Tout acte, toute parole et tout comportement trahiront ce que vous pensez réellement. 

Tout mensonge appellera un mensonge en retour. Il en sera de même pour la duperie, la ruse, l’injustice.

Bien heureusement, l’inverse est tout aussi vrai alors semer la transparence, l’équité, la justice, le respect.

Enfin l’exemplarité appelle la reconnaissance que quiconque peut devenir fier de ce qu’il est.

Devenez un exemple afin de guider.

Il va s’en dire que plus votre code d’éthique sera élevé et plus la route sera jonchée de gros cailloux pour vous faire trébucher.

Que vous soyez patron, chef d’entreprise, entrepreneur, manager ou simplement père ou mère de famille, cette loi de l’exemplarité devrait vous guider chaque jour.

Ceux qui en eurent vraiment conscience chaque jour sont devenus des hommes ou femmes de renom et cela tout particulièrement dans toutes les religions du monde.

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Vous souhaitez évoluer au sein de votre boîte ? Lisez ceci, maintenant !

Aujourd’hui, le marché du travail est saturé.

En effet, la crise, le chômage ainsi que la montée des emplois précaires rendent compliqué l’accès à un emploi stable.

Ainsi, si vous avez la chance d’obtenir l’emploi de vos rêves, si vous occupez un poste dans lequel vous vous sentez épanoui ou encore si vous êtes sûrs de vouloir finir votre carrière au sein d’une seule et même entreprise, il est alors normal d’espérer évoluer professionnellement à l’intérieur de cette société.

Cependant, avoir envie d’évoluer est une chose, mais la pratique en est une autre.

On traitera donc des différentes manières qui se proposent à nous pour faire carrière au sein même de son entreprise.

Contrairement aux idées reçues, la routine et la démotivation ne s’installent pas avec le temps. En effet, rester longtemps dans la même entreprise n’est pas forcément associé à ces deux éléments à consonance péjorative.

Tout dépend de l’intérêt et de la diversité des missions proposées.

Ainsi, beaucoup d’entreprises proposent une politique de mobilité interne, qui permet aux employés d’évoluer au sein même de leur société.

Cela rend alors possible l’évolution professionnelle en fonction de ses compétences et des besoins de l’entreprise.

Cette évolution interne posséderait même un point positif non négligeable : la connaissance du milieu professionnel.

En effet, la personne souhaitant faire carrière dans son entreprise connait déjà son fonctionnement, la direction, les employés ou encore les différents clients.

Elle n’aura donc pas besoin d’un temps d’adaptation à ce nouvel environnement.

Ainsi, l’intégration à son nouveau poste s’effectuera dans un climat serein.

Par ailleurs, un état d’esprit particulier est requis afin d’effectuer une belle évolution professionnelle interne.

Tout d’abord, l’envie d’évoluer doit être volontaire ; si le poste à pourvoir semble trop différent du poste occupé actuellement, prenez le temps de vous former. En effet, il serait dommage de changer avec pour seul et unique but d’évoluer sans avoir les compétences requises et ainsi freiner la pérennité de l’entreprise.

Puis, vous devez définir votre projet professionnel. Pour cela, déterminez la finalité de votre ascension afin d’élaborer votre plan d’action pour y parvenir.

Ce plan d’action mettra en avant vos qualités personnelles, vos connaissances, vos compétences techniques ainsi que votre réseau professionnel.

Il vous permettra d’argumenter et mettre en avant le fait que vous êtes le candidat idéal pour cette évolution de carrière.

Par ailleurs, montrez-vous confiant : ces nouvelles responsabilités ne vous font pas peur !

Et enfin, faites preuves d’assurance, de dynamisme, soyez force de proposition et n’ayez pas peur de montrer votre ambition. Il est vrai qu’un comportement positif donnera davantage envie de vous accorder cette évolution.

Si vous pensez rassembler toutes ces qualités, alors vous êtes certainement prêt à faire carrière au sein même de votre société !

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Cultivons le plaisir de travailler …!

« C’est une sorte de mariage impossible. D’idylle contre nature.

De noces improbables entre deux valeurs que, semble-t-il, tout oppose: le plaisir et le travail. Tentez donc votre chance. Interrogez le collègue installé en face de vous et demandez-lui, à brûle-pourpoint, s’il prend son pied au boulot. Soit, dans le meilleur des cas, il s’enquiert de votre santé mentale – «Ça va pas la tête?» – soit, effaré, il remplit illico une demande de mobilité interne. S’il vous répond: «Oui, tous les jours, de 9 heures à 18 heures», méfiance: il vous cache quelque chose…

Car il en est ainsi depuis la Genèse, le travail, c’est de la souffrance, pas du plaisir. «Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front.» Parce qu’Adam a touché au fruit défendu, il est contraint de travailler…

Depuis, la vision du labeur reste largement influencée par la culture judéo-chrétienne, qui fait du travail un synonyme d’effort et de contrainte. L’étude étymologique aggrave le cas de l’accusé: «Travail, du latin trepalium, instrument de torture», selon le Petit Larousse. Sans parler des expressions comme «table de travail» (pour la mère qui enfante – dans la douleur) ou «ça me travaille» (quand on a des soucis).

Et puis, il y a une quasi-indécence à évoquer le plaisir à son propos.

Pour beaucoup de gens encore, la première des satisfactions du travail, c’est d’en avoir un!

Un job reste avant tout un moyen de se socialiser et de s’intégrer dans la société.

Souvent, aussi, un outil d’accomplissement personnel.

Mais de là à s’éclater au boulot…

Un effet pervers des 35 heures

Le plaisir est plutôt la cerise sur le gâteau. Surtout au moment où les dégâts occasionnés par le stress et le harcèlement dans les entreprises commencent tout juste à être pris en compte. Les ouvrages de Marie-France Hirigoyen (Le Harcèlement moral. La violence perverse au quotidien, Syros) et de Christophe Dejours (Souffrances en France, Seuil) ont été des best-sellers. Le Plaisir de travailler (Editions d’organisation), de Maurice Thévenet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et à l’Essec, ne prend pas, pour l’instant, le même chemin…

Quant aux débats autour de la réduction du temps de travail, ils n’ont pas forcément aidé à améliorer l’image de marque du boulot. «Les 35 heures ont mis en lumière des facettes contradictoires du travail, analyse Pascale Levet, responsable du Lab’Ho, l’observatoire du marché du travail d’Adecco, spécialiste de l’intérim. D’un côté, un discours qui valorise énormément le temps libre. De l’autre, celui des chefs d’entreprise, sur le mode « tout fout le camp, les gens ne bossent plus »».

Enfin, des conditions de travail rendues plus difficiles par les 35 heures: tout ce qui procurait du plaisir, comme les relations sociales, est réduit à la portion congrue, abandonné à cause de la pression. Alain Etchegoyen, philosophe mais aussi consultant en entreprise – il a siégé au conseil d’administration d’Usinor – l’avoue: «Je ne l’avais pas vu au début, mais c’est l’un des effets pervers de la RTT: laisser penser que le plaisir est toujours ailleurs que dans le travail, faire croire que la réduction du temps de travail correspond à l’augmentation du temps de plaisir.»

Résultat: aujourd’hui, les jeunes diplômés ne jurent plus que par le fameux équilibre entre vie privée et vie professionnelle – au grand dam des patrons. Les workaholics font la Une des journaux, et votre collègue qui finit tard est louche, forcément louche – il ne doit pas savoir s’organiser. Alors, prendre du plaisir au boulot est au minimum suspect et, dans tous les cas, injuste pour ceux qui n’y ont pas droit!

Est-ce vraiment impossible?

Selon un sondage réalisé par l’Ifop en 2000 auprès des 16-25 ans, 48% d’entre eux voient dans le travail un moyen de gagner leur vie. Mais ils sont 30% à y voir une source de plaisir. Une enquête du Credoc, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, montrait, en 1996, que les Français associent au bonheur la santé, la famille et, en troisième position, le travail. Devant l’amour. Il y aurait donc un peu d’espoir…

Les recettes du bonheur

C’est la thèse de Maurice Thévenet: «Loin de moi l’idée que le travail n’est que du plaisir. Mais on peut aussi y trouver – pas toujours, pas tout le temps – du plaisir.» Certains y arrivent, effectivement.

Comme Michel Wilson, secrétaire général de l’université Joseph-Fourier, à Grenoble. «Je pense qu’on ne peut bien faire son métier qu’en y prenant du plaisir», résume-t-il simplement. Son secret? «Faire savoir aux gens qu’ils servent à quelque chose, prendre le temps de les écouter, expliquer ce qu’on attend d’eux, injecter de la convivialité, offrir des fleurs, des chocolats ou un restaurant pour remercier…»

Même les jobs les plus durs savent se montrer reconnaissants. Patricia Thomasse, assistante sociale dans l’Orne depuis plus de vingt ans, aime ce qu’elle fait, même si le dire relève de l’aveu: «J’ai l’impression que nous n’avons pas le droit d’éprouver du contentement, parce que nous sommes confrontés à la misère et à la douleur.

Pourtant, c’est un métier où l’on résout les problèmes, où les contacts avec les gens sont nombreux, où l’on est en prise avec le changement. Il faut arrêter de vivre ça en cachette, il n’y a pas de honte à s’amuser!»

Les ingrédients du plaisir sont nombreux, et les recettes pour y arriver, variées. Prenez, par exemple, un secteur d’activité excitant, comme la mode, les médias ou l’édition. Beaucoup de gens prennent du plaisir parce qu’ils ont toujours rêvé d’y travailler ou parce qu’y décrocher un job est valorisant.

Quand bien même les conditions de travail ne sont pas idéales. Le bien-être peut aussi provenir du métier exercé, de l’expertise développée, du sentiment de bien maîtriser son savoir-faire. De l’ambiance, également. «C’est un élément très important pour les jeunes, note Maurice Thévenet. Pour eux, la qualité des relations est primordiale.»

Bref, un cocktail subtil… et variable selon les gens. Pour Karine, jeune responsable de l’activité commerce en ligne d’un gros brasseur, encore sous le charme de son nouveau poste, cela prend la forme suivante: «Le sentiment d’être utile, donc de faire un travail valorisant, une équipe soudée et complémentaire, une ambiance sympathique, un défi à relever avec l’impression qu’on m’en donne les moyens – formation continue, salaire, supérieurs ouverts et réceptifs, etc.»

Avec la variété, l’autonomie et la responsabilité sont les conditions qui reviennent le plus souvent dans les raisons de ceux qui prennent du plaisir en travaillant. C’est ce qui explique en partie l’évolution des modes de management vers la gestion de projet, le fonctionnement en centres de profit autonomes, etc. «L’idée, c’est de faire en sorte que chacun ait l’impression d’être libre dans son travail», affirme Alain Etchegoyen.

D’où, selon Nicole Aubert, professeur à l’ESCP-EAP, un accès très inégal au plaisir dans le travail. «Pour une raison toute bête: plus vous êtes haut dans la hiérarchie, plus vous avez d’autonomie et de pouvoir sur votre tâche. Et inversement.»

Les cadres se laisseraient donc plus facilement gagner par le bien-être au bureau que les ouvriers à l’usine. Seul petit détail: comme le dit Maurice Thévenet, «le plaisir au travail est aussi un élément de statut». «Pour un cadre, dire que l’on s’ennuie signifie reconnaître une faillite personnelle», renchérit Nicole Aubert. Un peu comme si, à un certain niveau de responsabilité, vivre son métier le sourire aux lèvres était obligatoire…

Finalement, la vision de ce qu’est un bon ou un mauvais job est très générale. Parce que la manière dont nous vivons le travail est avant tout personnelle. «C’est surtout ce que nous projetons de nous-mêmes dans ce que nous faisons qui nous procure de la satisfaction», souligne Maurice Thévenet.

Et de prendre l’exemple d’une coiffeuse qui aime son job, non pas parce qu’elle coiffe des clients, mais parce qu’elle a toujours été attirée par l’art. Or, en coiffant, elle se vit comme une artiste. En clair, l’origine d’un comportement au travail est bien souvent liée à une histoire personnelle.

Une valeur d’entreprise

L’idée de prendre du plaisir en travaillant est plus en vogue de l’autre côté de l’Atlantique. Car la culture du travail y est bien différente. «Mes propres enfants, nés en France et élevés aux Etats-Unis, se sont vu inculquer à l’école que c’est à eux qu’incombe la responsabilité d’être employables et de gagner de l’argent en faisant le ou les métiers qu’ils auront choisis, et le tout en ayant du fun, raconte Pascal Baudry, psychanalyste et consultant français installé en Californie. Conformément à l’éthique protestante, le travail est présenté comme la priorité dans la vie. On peut dire que les Américains vivent pour travailler, alors que les Français travaillent pour vivre.»

Patrick Le Granché, chef d’entreprise dont «le credo est le plaisir au travail», carbure, lui, à l’indépendance: «La liberté et l’autonomie, c’est déjà une grande source de contentement.» Après une périodebusiness angel, il est redevenu entrepreneur: «Cela me manquait de réaliser de nouvelles idées.»

Et le patron Le Granché tente d’appliquer la même méthode avec ses troupes: «J’essaie d’être un patron pas trop pénible, de laisser une grande liberté. J’ai besoin que les gens se sentent bien.»

Le plus curieux, c’est que les entreprises ne semblent pas se passionner outre mesure pour ces problématiques, qui sont pourtant essentielles. Pour une raison simple et vieille comme le monde: un salarié heureux est un salarié efficace. C’était le principe des entreprises paternalistes.

Aujourd’hui, d’autres le remettent au goût du jour, avec des justifications différentes. Chez Vitae, une société néerlandaise spécialisée dans le recrutement dans le secteur financier, et qui devrait bientôt s’installer en France, on parle même de «travail-plaisir», le slogan maison. «Et nous ne sommes pas une secte, rigole Marc Martojo, consultant à Bruxelles. Simplement, nous pensons que ce que l’on fait avec plaisir, on le fait bien.»

Jusque-là, rien de très original. Mais, pragmatique, Marc Martojo souligne aussi qu’un salarié épanoui est un salarié fidèle… Alors, chez Vitae, on met le paquet sur l’ «épanouissement professionnel» et un «bon environnement de travail». Une réflexion qui n’a pas échappé aux dirigeants de la filiale suisse de la société de services informatiques française Steria.

Dans l’exercice délicat de la définition des quatre valeurs maison, ils mettent en avant «le plaisir au travail», au même titre que «la qualité de la prestation au service des clients», «la rentabilité de nos activités» et «le développement de nos collaborateurs». Gonflé? Pas vraiment. Comme toutes les sociétés du secteur, et singulièrement en Suisse, Steria est confronté à des problèmes de recrutement et à un turnover important. «Ces difficultés nous ont amenés à réfléchir sur nos valeurs, explique Etienne Savatier, directeur du marketing. Notre objectif, c’est de fidéliser les compétences.»

Concrètement, cela se traduit par la batterie habituelle des avantages proposés aux salariés des grands groupes: épargne salariale, outils de travail performants, soirées avec les conjoints, séminaires au vert…

Mais beaucoup d’entreprises semblent passer à côté de cette réflexion. «Leurs dirigeants n’ont pas pris conscience de l’intérêt de se demander quel plaisir les gens prennent à faire leur travail, confirme Maurice Thévenet. Sauf dans des cas particuliers, comme l’expatriation ou les hauts potentiels, l’idée de s’intéresser à ce que les gens vivent en dehors de l’entreprise pour comprendre ce qu’ils vivent au travail n’est pas très répandue.»

Faut-il vraiment s’en plaindre?

Car, après tout, décréter le plaisir au travail, c’est aussi un discours de patron… « 

Publié par Pierre Yves LAUTROU en Mai 2002 sur l’Express


Faut-il être pragmatique ?

Pour diriger, une bonne théorie vaut souvent mieux que le faux bon sens.

Il n’y aurait pas d’alternative au pragmatisme, ce mélange de sens commun et d’esprit de sérieux qui se reconnaît au refus qu’il porte à tout ce qui est théorique ou idéologique.

 » Maintenant, soyons pragmatiques « , telle est d’ailleurs la maxime la plus courante pour clore avec succès une réunion de travail.

Ce mot d’ordre résulte en effet de décisions chaque jour plus difficiles à prendre dans un environnement toujours plus complexe.

Lorsque le manager pragmatique demande à son équipage de naviguer à vue, sans trop se poser de questions, c’est moins par conservatisme que pour tenter de se débarrasser à bon compte des pesanteurs de la réalité et du poids du risque qui reposent sur ses épaules.

Qu’entend-on ordinairement par ce terme, le pragmatisme ?

Sans doute bien peu de chose en rapport avec le pragmatisme philosophique d’un William James.

Alors, de quoi peut-il s’agir ?

D’une théorie de l’inaction en sens contraire ?

D’un utilitarisme de bon aloi ?

Mieux : d’une conception selon laquelle l’idée vraie est celle qui réussit ?

Si tel était le cas, il faudrait convenir qu’il y a là une pétition de principe qui constate a posteriori bien plus qu’une méthode capable d’anticiper les bonnes décisions.

Cette forme de pragmatisme, qui est elle-même dogmatique, se contente trop souvent des vérités qui ne marchent qu’une seule fois, et se révèle impuissante à stimuler et susciter l’innovation, la création et le non-conformisme.

Tandis que le manager pragmatique compare, attend, soupèse, le manager agissant pense, rêve, ose, et sait que rien n’est plus pratique qu’une théorie qui se renouvelle. Il risque, explore, innove…

Et s’émeut d’une morale de l’action qui s’effraie du risque inhérent à l’action d’entreprendre.

Les bonnes attitudes de manager

La gestion de plusieurs personnes, surtout doublée d’une obligation de résultats, peut se révéler être un casse-tête, à moins d’avoir les qualités nécessaires pour le faire.

Voici les qualités que doit avoir un bon manager.

Le manager d’une équipe est pris en étaux entre la hiérarchie et ses collaborateurs.

Il lui faut donc une bonne dose de technique pour pouvoir être efficace dans ce poste clé pour l’entreprise..

1. Avoir un comportement exemplaire

L’une des principales attributions du manager est de faire respecter les normes.

En tant que tel, il doit nécessairement les respecter lui-même.

Un bon manager devrait pouvoir faire lui-même ce qu’il demande à son équipe aussi bien sur le plan comportemental que professionnel.

S’il est capable de réaliser les tâches les plus ardues, cela motivera ses collaborateurs qui à l’avenir feront tout leur possible pour réaliser ce qui leur est demandé ; car ils auront conscience que rien n’est finalement impossible.

Pour preuve, leur manager en est capable.

2. Pouvoir écouter et communiquer

Vous devez être disponible et attentif à l’égard de vos collaborateurs.

L’intérêt que vous leur montrerez pour les difficultés qu’ils rencontrent lors de leurs diverses tâches les motivera énormément, car n’oubliez pas qu’ils sont avant tout des personnes.

L’attention et la sollicitude que vous leur montrerez feront qu’ils développeront à votre égard une loyauté qui ne pourra qu’être bénéfique à leurs performances.

Un bon manager est également celui qui sait communiquer.

La communication doit être aussi bien collective que personnelle.

Elle permettra de mettre tous les membres de votre équipe au même niveau d’information, ce qui renforcera l’esprit d’équipe et le sens de la responsabilité chez chacun.

Lors de ces communications, il vous faudra vous exprimer de façon claire, précise et concise.

Si la communication est orale, n’oubliez pas que le ton que vous emploierez et votre expression corporelle constitueront 93% de votre communication.

3. Pouvoir de dire non

La capacité à dire non est l’un des déterminants de la crédibilité du bon manager.

Il doit être en effet capable de dire non s’il veut pouvoir tenir tous ses engagements.

Ce non devra être dit aussi bien pour vos supérieurs que pour vos collaborateurs.

Prenez le soin à chaque fois d’expliquer pourquoi vous dites non, sans pour autant vous justifier.

Et si ce n’est pas toujours évident, gardez à l’esprit que parfois un oui non-respecté fait plus de dégâts qu’un non.

4. Savoir motiver et fédérer ses troupes

Il revient à un bon manager de donner à son équipe des raisons pour accomplir promptement et efficacement les tâches qui lui sont confiées.

La fixation d’objectifs est la première étape de ce processus.

La communication de ces objectifs à travers une communication collective et la répartition des différentes tâches est la seconde étape.

Elle permettra à chacun de savoir quoi faire et quand, pour permettre à l’ensemble d’atteindre l’objectif final.

Il vous faudra également, pour motiver votre équipe, montrer à chacun en quoi sa partition est importante pour le groupe.

Ils auront conscience de leur utilité, mais pourront également être suivis par ceux avec qui ils doivent collaborer.

Ils seront beaucoup plus efficaces que s’ils se contentent d’obéir à des ordres sans connaître la finalité de leurs tâches.

Il vous faudra également, une fois les tâches achevées, refaire un débriefing pour féliciter ceux qui doivent l’être, encourager ceux qui doivent l’être.

N’oubliez pas, la reconnaissance de l’effort fourni est très importante pour motiver les effectifs et les amener à continuer dans cette voie.

5. Pouvoir recadrer et sanctionner

En tant que représentant de l’ordre, vous devrez être capable de recadrer vos collaborateurs lorsqu’ils enfreignent les règles préalablement établies.

Il est important de le faire en toute impartialité et neutralité.

N’oubliez pas que ce n’est pas la personne que vous désapprouvez mais son comportement.

Il faudra donc, en privé, lui faire part du comportement que vous condamnez, suggérer des solutions pour le corriger et prévenir des conséquences en cas de récidive.

Si le collaborateur continue dans la mauvaise voie, il vous faudra le sanctionner.

Cela est nécessaire si vous voulez préserver l’ordre dans votre équipe.

Publié sur le Journal du business le 30 Janvier 2014

Apprenez à dire BRAVO !

A une époque où le stress en entreprise fait la une de tous les journaux, où nous autres consultants sommes bien souvent appelés en « pompiers » pour éteindre les feux du stress, il faut sérieusement s’interroger sur le travail à faire en amont pour en finir avec ces situations difficiles.

Apprendre à dire « bravo », sans arrières pensées, semble être un bon début.

Prendre le risque de féliciter

Certains managers ont peur de féliciter leurs collaborateurs par crainte d’un éventuel laisser-aller qui s’en suivrait.

Bien sûr, comme beaucoup d’actions de management, il y a toujours le risque qu’une personne « abuse » d’une félicitation pour demander quelque chose en contrepartie.

Mais la plupart des personnes sont sensibles à une reconnaissance verbale ou écrite et n’en profiteront pas.

Féliciter peut se faire en réunion pour une équipe, ou de façon individuelle.

Les managers savent bien que pour faire un recadrage, il est important de se poser avec le collaborateur concerné.

Il en est de même pour féliciter.

Un « bravo » dans un couloir ou devant la machine à café n’aura pas du tout le même impact.

Dans quel cas féliciter ?

Il n’existe, bien sûr, pas de liste exhaustive d’actions ou de résultats qui impliquent une félicitation.

En revanche, on distinguera souvent 2 cas où féliciter son collaborateur est important et permet d’encourager, de motiver :

  • Sur des résultats chiffrés (équipe commerciale, atteinte d’objectifs…) : dans ce 1er cas, il faut se baser sur du très concret et « chiffrer » la félicitation. « Pascal, bravo pour ce mois-ci, tu as réalisé 122% de l’objectif, c’est vraiment un excellent résultat ». Pour pouvoir féliciter, il aura fallu auparavant déterminer avec ses collaborateurs des objectifs SMARTE (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Relevant, Traçable, Ecologique).
  • Sur des attitudes ou comportements qui permettent de faire évoluer la personne, l’équipe et même l’entreprise : « Bravo pour vos apports d’idées et votre attitude pendant cette réunion ».

Les effets secondaires

Un manager qui saura féliciter ses collaborateurs pourra beaucoup plus facilement recadrer quand cela est nécessaire.

Les « trop gentils » ou « trop sévères » ont toujours du mal à entretenir le moral et la motivation des équipes.

Un collaborateur qui sait que quand son travail est bien fait, cela est reconnu par le manager et même la direction, sera toujours enclin à faire des efforts.

Féliciter de façon sincère et chaleureuse permet de faire baisser le stress en entreprise et de réduire le turn-over .

Tout le monde y trouve son compte : l’entreprise dans laquelle il fait « bon vivre », le manager qui aura une équipe motivée, et le salarié qui se sent reconnu dans ses efforts.

Quand on n’a pas encore pris cette habitude de savoir féliciter, il faut donc apprendre à le faire.

Ne réfléchissez pas trop à la façon dont vous allez dire les choses. Lancez-vous et surtout évitez les « Bravo, mais… » !

Publié le 1er Avril 2011 par Olivier de Launay sur « Bien-être au travail »

Vous n’êtes plus heureux dans votre job ?

Cela fait cinq ans que vous exercez le même emploi dans la même entreprise aux côtés des mêmes personnes…

Au bout d’un certain temps, vous en venez à vous demander si c’est ce que vous souhaitez faire pour le restant de votre vie.

Vous êtes démotivé et ne trouvez plus la force de donner chaque jour le meilleur de vous-même…

Dans ce cas, il est temps de réfléchir à la situation et d’y remédier !

Tout d’abord, vous devez mettre le doigt sur les raisons précises de votre mal-être au travail. Il peut en effet être dû à plusieurs facteurs. Nous vous donnons ci-dessous un aperçu de différentes causes possibles et des moyens pour y remédier.

1. Vous n’avez aucune perspective d’évolution

Vous avez l’impression de piétiner, car vous faites la même chose depuis plusieurs années et que rien n’indique que les choses changeront à l’avenir.

Que pouvez-vous faire ?

  • Commencez par aborder le problème avec votre supérieur. Peut-être que l’entreprise aura d’autres opportunités à vous offrir ou que votre chef pourra rendre votre fonction plus intéressante en vous confiant de nouvelles responsabilités.
  • Allez faire un tour sur les sites d’emploi, vous y trouverez peut-être des offres d’emploi correspondant davantage à vos attentes. Le but n’est pas nécessairement de changer de travail, mais vous pourrez y puiser de l’inspiration. Malgré tout, cela vous encouragera peut-être à franchir le pas, au sein de votre entreprise ou ailleurs.

 2. Vous n’avez aucune reconnaissance en retour de votre travail

Vous n’êtes que rarement, voire jamais, complimenté par votre supérieur et vous avez l’impression que votre travail n’est pas apprécié. C’est un sentiment très désagréable, car tout le monde aime recevoir un minimum de reconnaissance.

Que pouvez-vous faire ?

  • Il va de soi qu’il sera difficile d’en parler avec votre supérieur, car c’est justement vis-à-vis de lui/d’elle que le problème se pose. Vous pouvez éventuellement glisser au cours d’un entretien d’évaluation que vous avez parfois du mal à percevoir si votre approche est la bonne.
  • Organisez de temps à autre une réunion avec votre supérieur pour discuter de votre travail ; cela vous permettra de recueillir plus facilement ses impressions.

 3. Vous n’êtes pas satisfait de votre salaire

Si vous vous démenez chaque jour pour ne finalement pas être suffisamment payé, vous finirez par vous sentir malheureux.

Que pouvez-vous faire ?

  • Aborder la question du salaire n’est pas facile, mais c’est pourtant parfois nécessaire. Il vous faudra pourtant amener des arguments plus convaincants que « J’aimerais gagner plus, parce que mon salaire ne me motive plus ». Pour plus de conseils, nous vous renvoyons à cet article.
  • Naturellement, vous pouvez toujours chercher un emploi proposant un meilleur salaire.

4. Vous ne vous entendez pas avec vos collègues

On ne peut malheureusement pas s’entendre avec tout le monde, et dans le milieu professionnel, cela peut entraver la collaboration. Il suffit d’un collègue avec qui le courant ne passe pas pour que vos journées deviennent un enfer.

Que pouvez-vous faire ?

  • Parlez-en avec la personne concernée. Lui dire que vous ne la supportez pas n’arrangera rien, mieux vaut tenter une approche plus subtile. Essayez de trouver une manière vous permettant de dépasser votre mésentente et de travailler ensemble.
  • La solution la plus simple reste bien entendu de changer de travail, mais ne le faites que si votre décision est motivée par d’autres raisons. Il serait en effet dommage de quitter votre emploi à cause d’un seul collègue. Mieux vaut dans ce cas chercher une solution au problème.

5. Vous ne parvenez pas à trouver un bon équilibre entre votre travail et votre vie privée

Il se peut qu’une augmentation subite de votre charge de travail vous empêche désormais de concilier vie professionnelle et vie privée. Dans ce cas également, il vaut mieux réagir rapidement.

Que pouvez-vous faire ?

  • Si votre supérieur ne sautera sans doute pas de joie en apprenant que vous souhaitez travailler moins, mieux vaut aborder clairement le sujet avec lui. La solution est peut-être simple : vous pouvez demander à travailler de chez vous un jour par semaine ou à commencer plus tôt…

Les 7 règles d’or pour booster votre équipe

Pour donner envie à son équipe de grimper des sommets, le manager doit lui-même afficher une motivation sans faille. 

En tant que manager, vous avez la responsabilité d’obtenir le meilleur de vos collaborateurs.

Si vous avez le sentiment que leur envie de réussir s’essouffle, voici comment changer la donne.

Même si ce n’est pas encore du laisser-aller, vous avez l’impression qu’il y a un certain flottement au sein de votre équipe.

Vos collaborateurs n’affichent plus la même motivation depuis quelques semaines : ils n’ont plus envie de déplacer des montagnes !

Pas la peine d’attendre les entretiens de fin d’année pour recadrer tout le monde et leur rappeler qu’on attend le meilleur d’eux. `

Ni même jouer sur les primes ou les augmentations, qui n’auraient qu’un effet temporaire.

Voici comment donner de nouveau le goût des défis à vos collaborateurs:

1. Donner l’exemple

Impossible à vos collaborateurs d’être motivés si leur manager ne l’est pas lui-même.

Et pour cela, il n’y a pas de secret, il faut être en adéquation avec les valeurs de l’entreprise et les objectifs fixés.

Evitez lors de la présentation d’une nouvelle mission, les phrases comme « ce n’est pas moi qui décide, c’est la direction qui le veut ainsi » qui ne peuvent que déclencher un désengagement de la part de votre équipe.

2. Fixer des objectifs réalistes

A quoi bon exiger de son équipe qu’un produit à peine lancé devienne leader de son marché dans les 6 mois ?

A placer la barre bien trop haut, vous allez droit dans le mur, et votre équipe sera forcément déçue et démotivée de ne pas parvenir aux objectifs fixés.

Mieux vaut viser 10% de part de marché le premier semestre, puis 20% le suivant…

Ces ambitions beaucoup plus réalistes, qui tiennent compte d’un marché très concurrentiel, vont permettre de booster le mental de vos coéquipiers.

3. Combattre la tendance à la léthargie

La motivation, cela se travaille.

Pour se mettre au travail, il faut décider de sortir d’une forme de léthargie.

Ce n’est pas évident tous les jours mais pour y parvenir, il convient de se fixer des priorités à soi-même comme à ses équipes, tout en réfléchissant aux moyens d’y arriver « Il faut se convaincre de l’importance d’un objectif et se donner l’énergie pour y arriver » résume Thierry Pacaud, président du cercle pour la motivation.

4. Tenir compte des compétences de chacun

La motivation est à son maximum quand on travaille sur un sujet ou dans un domaine qui nous intéresse.

Le manager doit donc connaître ses collaborateurs pour leur confier les tâches les plus adaptées.

De même, est-il judicieux de leur faire comprendre pourquoi celle-ci s’inscrit dans une perspective plus globale « C’est ainsi qu’une action banale prend du sens », souligne Thierry Pacaud

5. Donner de l’autonomie

Une fois les lignes directrices énoncées, laissez-faire vos collaborateurs plutôt que de demander sans cesse des comptes.

Grâce à l’autonomie accordée, ils se sentiront plus responsabilisés et aussi plus motivés.

Il faut aussi leur donner la possibilité de prendre des initiatives.

« Dans les entreprises où le management est trop directif, les équipes deviennent atones » met en garde Thierry Pacaud.

6. Envoyer aussi des retours positifs

Les managers se focalisent surtout sur les retours négatifs, pensant qu’en se concentrant sur ce qui est mal fait, ils donnent une chance au collaborateur de s’améliorer.

Il faut penser à envoyer des signes de reconnaissance, à adresser des compliments sur un travail bien fait.

Ce qui permet au destinataire de se sentir valorisé et d’accroître son envie de bien faire.

7. Créer une bonne ambiance

Cela passe par différent facteur : déjà se montrer à l’écoute des uns et des autres, ce qui permettra de valoriser chaque membre mais aussi de désamorcer au plus vite les éventuels conflits.

Mais il faut aussi travailler à la cohésion de l’équipe.

« Il faut apprendre à exister ensemble, développer le sentiment d’esprit d’appartenance » conseille Thierry Pacaud.

Organiser des points d’étape réguliers est un bon moyen d’y parvenir.

Parcours LEADER Efficace V1

L’efficacité de l’humour au travail

Rire est bon pour la santé, mais aussi pour le travail. C’est une évidence…!

« Les gens qui font de l’humour au boulot sont beaucoup plus enthousiastes vis-à-vis de leur fonction que ceux qui ne le font pas » explique en effet Anja Van Den Broeck.

En collaboration avec ses collègues de l’université de Leuven et des chercheurs néerlandais, cette psychologue a étudié la portée de l’utilisation de l’humour dans le cadre professionnel.

Les résultats ont de quoi donner le sourire : « Les blagues au travail augmentent le plaisir de travailler et réduisent les risques d’un épuisement professionnel« , explique Anja.

Deux types d’humour

Peut-on pour autant rire de tout au boulot ?

Pas sûr.

L’étude montre que deux types d’humours prévalent : l’autodérision (ou « auto-renforcement » selon la psychologue) et la mise en situation comique des collègues.

Cette dernière forme d’humour est particulièrement efficace rapporte Anja : « Elle renforce la communication entre collègues et contribue à créer une bonne atmosphère de groupe« .

Seul problème : « les humoristes de ce genre ont besoin des autres pour faire rire« .

Halte au flop

L’humour n’est pas une science exacte.

L’utiliser au travail peut être une source de réussites… ou de situations inconfortables.

Et lorsque l’on ne sait pas si l’humour va fonctionner, mieux vaut s’abstenir : « Les gens sont différents et attendent des choses différentes de vous » explique Anja.

Si vous ne savez pas comment aborder une personne au premier abord, « se tourner vers l’humour n’est pas une solution« .

Pierre Desproges, célèbre humoriste français, disait que l’ »on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde« .

C’est encore plus vrai au travail !

Surfer sur la blague

L’humour est une pratique en vogue dans les entreprises.

Un polytechnicien français, Serge Grudzinski, en a même fait son métier en créant, voici 18 ans, un cabinet d’audit humoristique.

Sa démarche, on ne peut plus sérieuse, vise à recréer un esprit d’équipe par l’humour à base de séances de coaching.

Cette méthode, fleurissante dans nos contrées, est déjà bien ancrée aux USA.

Mais trop de blagues au boulot ne tuent-t-elles pas la performance ?

Après tout, les bureaux ne sont pas des cabarets…

Pour Anja Van Den Broeck, « les employeurs veulent en premier lieu que les gens soient performants et pas trop souvent malades. Et bien, cela coïncide notamment avec le bien-être et donc avec l’humour au travail« .

Dé(b)rider les employés

« La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour » disait Albert Einstein.

Au travail, il permet de décomplexer des situations, d’améliorer la sensation de bien-être mais aussi de renforcer la crédibilité des dirigeants.

Une seconde étude, menée par l’université Bocconi de Milan, a démontré que les managers les plus motivants sont ceux qui ont un bon sens de l’humour.

Celui-ci contribuerait à renforcer le leadership d’un individu.

Et si vous testiez votre Quotient Emotionnel !

Daniel Goleman a imaginé un test amusant (et sans valeur scientifique) qui permet de mesurer votre quotient émotionnel (QE).

Cochez une réponse par question puis reportez-vous aux réponses pour comptabiliser vos points.

  1. Votre avion est secoué comme un prunier. L’hôtesse annonce: « Nous traversons une zone de fortes turbulences ». Que faites-vous?
  • a) Vous continuez à bouquiner ou à regarder le film comme si de rien n’était.
  • b) Vous observez du coin de l’oeil le personnel de bord et relisez la feuille d’instruction « en cas d’urgence. »
  • c) Vous faites un peu de a) et de b).
  • d) N’en savez rien. Jamais prêté attention à ça.
  1. Vous êtes au parc avec une bande d’enfants de 4 ans. Une fillette pleure parce que les autres ne veulent pas jouer avec elle.
  • a) Vous les laissez se débrouiller.
  • b) Vous discutez avec elle: comment pourrais-tu faire pour que les autres t’acceptent dans leurs jeux?
  • c) Doucement, vous lui dites: « Voyons, me pleure pas. »
  • d) Pour la distraire, vous lui lancez: « Viens! On va jouer à autre chose. »
  1. Vous espériez avoir la note 6 au lycée, vous n’avez qu’un 4.
  • a) Vous faites des plans pour vous améliorer.
  • b) Vous prenez la résolution de faire mieux.
  • c) Vous pensez: tant pis pour cette matière, j’excelle dans les autres!
  • d) Vous allez voir le prof et râlez pour qu’il vous mette une meilleure note.
  1. Vous vendez des assurances. Après 15 appels, vous faites chou blanc. Découragé, vous vous dites:
  • a) C’est un sale jour, demain ça ira mieux.
  • b) Qu’est-ce qui cloche avec moi pour que j’aboutisse à tous ces refus?
  • c) Je vais essayer quelque chose de nouveau dans mes prochains téléphones.
  • d) Je vais changer de boulot.
  1. Vous êtes manager. Lors d’une réunion, un employé se permet une blague raciste.
  • a) Vous ignorez – après tout, ça n’est qu’une blague.
  • b) Vous faites venir la personne dans votre bureau et la réprimandez.
  • c) Devant tout le monde, vous faites immédiatement remarquer qu’ici, on ne fait pas ce genre de blagues.
  • d) Vous suggérez à l’employé de suivre un cours de formation sur le thème des diversités ethniques.
  1. Votre ami est fou furieux parce qu’un chauffard lui a coupé la route.
  • a) Vous lui dites de ne pas en faire tout un plat et d’oublier.
  • b) Vous mettez sa cassette favorite pour le distraire.
  • c) Vous renchérissez et l’aidez à sortir toute sa haine du chauffard.
  • d) Vous dites que ça vous est aussi arrivé, mais qu’après coup vous vous êtes rendu compte que la voiture se rendait aux urgences.
  1. Scène de ménage dévastatrice.
  • a) Vous faites une pause de vingt minutes pour vous calmer, avant de reprendre la discussion.
  • b) Vous coupez la discussion sans vous troubler et ne répondez pas aux provocations.
  • c) Vous vous excusez et demandez à votre partenaire d’en faire autant.
  • d) Vous prenez un instant de réflexion intérieure pour récapituler aussi objectivement que possible vos griefs.
  1. Vous dirigez un groupe qui doit résoudre un problème.
  • a) Vous tirez votre agenda pour que chacun vienne avec les meilleures solutions dans les meilleurs délais.
  • b) Vous prenez du temps pour que chacun fasse connaissance.
  • c) Vous demandez à chacun quelles sont ses idées, pendant qu’elles sont encore fraîches.
  • d) Vous mettez sur pied un brain-storming: toutes les solutions qui passent par la tête des gens sont bienvenues.
  1. Votre fils de 3 ans est hypersensible, il craint nouveaux endroits et personnes depuis sa naissance.
  • a) Il est timide: il faut le protéger.
  • b) Allons voir un psy pour enfant.
  • c) Vous l’exposez à ce genre de situations pour qu’il domine sa peur.
  • d) Vous l’entraînez très progressivement à faire face à des situations de ce type.
  1. Vous voulez vous remettre à l’instrument de musique que avez négligé dans votre enfance.
  • a) Vous vous y attelez chaque jour, pour des exercices.
  • b) Vous choisissez d’abord des morceaux à votre portée.
  • c) Vous vous y mettez seulement quand vous en avez envie.
  • d) Vous choisissez des morceaux difficiles, que vous finissez par maîtriser.

Calculez votre QE:

Q1: Toutes les réponses sont bonnes, sauf D, qui montre que vous êtes inconscient de vos réponses sous stress.

A=20, B=20, C=20, D=0

Q2: B est la meilleure réponse. Vous savez utilizer les crises pour en tirer le meilleur parti.

A=0, B=20, C=0, D=0

Q3: A est la meilleure réponse. La volonté d’élaborer un plan est preuve de self-motivation.

A=20, B=0, C=0, D=0

Q4: C est la meilleure réponse, un signe d’optimisme, de persévérance et d’imagination.

A=0, B=0, C=20, D=0

Q5: C est la meilleure réponse. Vous êtes très clair sur ce qui est socialement permis au sein de l’entreprise.

A=0, B=0, C=20; D=0

Q6: D est la meilleure réponse. Vous êtes capable tout à la fois d’empathie et de calmer la situation en modifiant les points de vue.

A=0, B=5, C=5, D=20

Q7: A est la meilleure réponse. 20 minutes sont physiologiquement nécessaires pour que corps et cerveau se calment et redeviennent cool.

A=20, B=0, C=0, D=0

Q8: B est la meilleure réponse. Le travail en groupe est plus créatif si l’harmonie règne.

A=0, B=20, C=0, D=0

Q9: D est la meilleure réponse. Vous ne placez pas les gens devant des défis qu’ils sont incapables de relever.

A=0, B=5, C=0, D=20

Q10: B est la meilleure réponse. Vous savez mêler apprentissage et plaisir, ce qui donne les meilleurs résultats.

A=0, B=20, C=0, D=0

Faites votre total…

Avec 200 points, vous avez un QE maximum.

Avec 100 points, vous avez la moyenne.

En dessous, vous avez du chemin à faire.

A vous de jouer: testez-vous et faites-moi remonter votre note…!