5 clés pour doper votre autorité naturelle

Faire reconnaître son autorité quand on est manager ne se résume pas à hausser le ton.

Au contraire, cela passe par un comportement qui doit favoriser l’adhésion.

Voici les conseils de spécialistes.

Considérer que son statut de dirigeant ou manager conforte naturellement son autorité auprès de ses équipes peut entraîner de graves désillusions.

D’autant que l’autorité ne se limite pas à réprimander mais à être écouté et considéré.

C’est aussi obtenir les résultats escomptés au moindre coût économique, social, et en minimisant son stress.

Alors, comment relever ce challenge ?

Voici les conseils de Mathieu Maurice, consultant au Cepig et auteur de Gagner en autorité naturelle (Interédition, 2004) et Jean-Louis Muller, directeur de la Cegos et co-auteur de Exercer votre autorité avec diplomatie (ESF, 2006).

1. Fixer les règles du jeu

Pour asseoir son autorité, la première chose à faire est de fixer des règles très claires dès le début.

« Il s’agit des limites à ne pas dépasser, ce qui est négociable ou pas, précise Mathieu Maurice. Ces points doivent être peu nombreux mais non discutables. »

Les règles doivent être simples pour être crédibles.

Il sera toujours temps ensuite d’être plus souple et disponible.

« Une autorité efficace et juste développe chez les collaborateurs leur confiance en eux et en leur manager, ajoute Mathieu Maurice. Cela se traduit par une liberté de parole avec celui-ci, mais jamais sous forme de mise en cause agressive ou d’accusation. »

2. Etre visionnaire

Les collaborateurs ont besoin d’être guidés, de savoir où ils vont, d’avoir des repères.

Pour faire autorité, avoir une vision à long terme et en déduire des objectifs clairs sont des atouts indiscutables. Jean-Louis Muller d’insister : le manager doit avoir en tête un objectif précis quel que soit ce qu’il fait ou dit.

La moindre action doit être posée sous le sceau du résultat à atteindre.

Il faut être clair avec soi-même et les autres sur les objectifs pour ne pas être dérouté en cours de route.

Quel que soit le problème présenté à un moment donné, le manager doit pouvoir ouvrir sur des perspectives d’avenir, envisager les conséquences que cela induit et les objectifs à atteindre.

C’est la capacité du manager à se détacher des petits détails quotidiens qui fait de lui un meneur, note Mathieu Maurice.

3. Assumer son rôle

Votre rôle en tant que manager est de prendre des décisions, de trancher rapidement, sans culpabiliser.

N’attendez pas que les problèmes s’accumulent ou prennent de l’importance pour les traiter.

Faire preuve d’autorité, c’est aussi assumer les décisions personnellement, même si elles viennent de la direction.

« Dans le cas contraire, prévient Mathieu Maurice, si vous vous déchargez de cette responsabilité, vos collaborateurs penseront que vous n’avez aucun pouvoir, vous perdrez votre crédibilité. »

Le regard que l’on porte sur soi ou autrui à une forte influence sur le comportement, voire le conditionne.

« On génère tout ce que l’on craint ou projette sur notre entourage », prévient Mathieu Maurice.

Par exemple, un manager qui craint de manquer d’autorité ne se fait pas respecter.

Dans le même sens, « si vous considérez vos collaborateurs comme des opposants ou des bons à rien, vous risquez fortement de les conditionner comme tel ».

C’est ce que l’on nomme l’effet Pygmalion.

Attention, s’il assume son rôle, le manager doit également rester authentique quelles que soient ses qualités ou défauts. « Lorsque l’on masque ses travers, remarque Jean-Louis Muller, les autres s’en rendent compte facilement et peuvent s’en servir pour vous déstabiliser. »

Assumez vos points faibles.

Ne vous déguisez pas en quelqu’un d’autre.

4. Garder la maîtrise de soi

Gare à celui qui répond du tac au tac et se laisse happer dans le flux d’une conversation.

Prenez au contraire quelques secondes pour réfléchir, récapituler la situation et répondre posément.

Il en va ainsi pour formuler un reproche ou un compliment.

Pour Jean-Louis Muller, « éviter la panique, ne pas répondre sur le vif, permet de prendre du pouvoir. La panique est propre à saper l’autorité, voire contagieuse. Il ne faut pas gâcher le futur en se défoulant à court terme. »

En outre, il faut être capable de trier les faits des émotions, opinions, sentiments.

Au lieu de dire à un collaborateur « Vous êtes incompréhensible » mieux vaut « Je ne comprends pas ».

Ce qui était un jugement de valeur vexant devient une appréciation personnelle qui met l’interlocuteur en situation de négociation.

Il faut à tout prix éviter de faire perdre la face à une personne.

Enfin, évitez de tout tourner en négatif – « j’ai la tête sous l’eau », « je suis débordé » – ou de dire du mal de l’entreprise aux collaborateurs ou devant les clients, d’avoir un comportement contraire aux valeurs affichées.

5. Etre à l’écoute des autres

Le respect des autres et de la diversité est déterminant.

Vous travaillez avec une équipe qui est composée d’individus très différents parfois.

Vous n’allez pas appliquer le même type d’argument à tout le monde que ce soit pour un compliment ou un reproche.

Dans la mesure du possible, employez le langage de l’autre.

« On ne fait pas boire quelqu’un qui n’a pas soif », cite Jean-Louis Muller.

Etre à l’écoute, c’est aussi faire preuve de flexibilité comportementale.

Bref, être capable de changer de méthode lorsque la sienne ne marche pas et que la situation est sur le point de tourner court.

Il faut prendre les choses autrement.

Pour Mathieu Maurice, lorsqu’il y a reconnaissance du travail et récompenses, celles-ci doivent être originales, entendez par là individuelles et personnalisées.

C’est une manière de développer la fierté de ses collaborateurs.

Communiquez Efficacement V1

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