Comment développer votre assertivité

Le milieu sportif n’échappe pas aux difficultés inhérentes à la communication.

Les exemples de relations entraîneur-sportif, houleuses voire destructrices, sont légions.

A l’inverse, des collaborations épanouissantes et harmonieuses peuvent aussi être montrées en exemple.

Eviter d’engager des relations qui mènent à des impasses relationnelles tient parfois à la maîtrise de son attitude et à sa façon de communiquer.

Parmi les activités humaines, la communication est sans doute l’une des plus complexes. 

Le milieu sportif n’échappe pas aux difficultés inhérentes à la communication.

Les exemples de relations entraîneur-sportif, houleuses voire destructrices, sont légions.

A l’inverse, des collaborations épanouissantes et harmonieuses peuvent aussi être montrées en exemple.

Eviter d’engager des relations qui mènent à des impasses relationnelles (incompréhension, conflits, ruptures…) tient parfois à la maîtrise de son attitude et à sa façon de communiquer : une démarche d’autant moins facile à adopter lorsque l’on est plus impliqué et qui pourtant se révèle indispensable !

Qu’est-ce que l’assertivité ?

Le concept a été proposé par le psychologue Andrew Slater durant la première moitié du 20ème siècle, faisant référence à : la capacité de s’exprimer et de défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres. 

Le concept a été développé plus récemment par le psychiatre Joseph Wolpe, pour désigner : « l’expression libre de toutes émotions vis à vis d’un tiers, à l’exception de l’anxiété ».

Plus simplement, c’est une attitude de communication adoptée volontairement : l’affirmation de soi dans le respect d’autrui ou encore « l’art de faire passer un message difficile sans agressivité ni passivité ».

Le concept d’assertivité et les théories qui s’y réfèrent sont utilisés en psychologie sociale, en analyse transactionnelle et en management.

Principes de l’assertivité et « positions de vie« 

L’assertivité consiste à refuser d’adopter les comportements suivants :

  • agression ou domination par la force.
  • manipulation ou domination par la ruse.
  • soumission ou résignation.

Les comportements de soumission peuvent induire d’autres comportements tels que la fuite ou l’abandon ou pire la destruction de soi.

Le concept de « position de vie » permet de caractériser le type de relations aux autres et au monde, à partir de la valeur que chacun leur attribue ainsi qu’à soi-même. Bien que ces valeurs ne soient pas définitivement fixées, elles s’installeraient pour partie dans l’enfance.

Selon l’analyse transactionnelle, on peut dénombrer quatre positions de vie :

  • « idéale » : « Je suis OK, vous êtes OK ».
  • de mépris : « Je suis OK, vous n’êtes pas OK ».
  • d’infériorité : « Je ne suis pas OK, vous êtes OK ».
  • de renoncement : « Je ne suis pas OK, vous n’êtes pas OK ».

Les comportements assertifs correspondent à une position de vie « idéale » : « Je suis OK vous êtes OK ».

Ils sont fondés sur une estime de soi positive et une reconnaissance de l’autre.  

C’est plus précisément l’expression en actes de : « je me respecte et je vous respecte, je vous accepte tel que vous êtes, j’ai conscience de ma valeur et de la vôtre : nous sommes égaux. Cela implique que je considère ce que vous me dites, que je vous parle d’une manière adulte, que j’envisage notre rapport sous l’angle de la coopération et du partage » Fargette (2012).

L’assertivité, c’est « être en phase » avec son interlocuteur, donc sans exercer de pression ni en subir.

C’est plus encore une attitude humaniste voire bienveillante pour des relations durables.

Si l’assertivité intéresse de plus en plus les experts du management, c’est parce qu’il parait de moins en moins crédible que « pour faire émerger l’excellence il est indispensable d’être odieux, méprisant ou écrasant ».

Recourir à ce type de comportements délétères apparait alors comme un leurre pour masquer ses propres incompétences, ses angoisses et son incapacité de résister au stress… ou de manière plus générale sa propre vulnérabilité.

L’assertivité en pratique

Que ce soit le fait d’entraîneurs ou de sportifs, chacun gagne ainsi à faire des efforts pour adopter une communication saine et équilibrée, garante de durabilité.

Il s’agit d’abord et concrètement d’un travail sur soi puis en direction des autres.

Le travail sur soi consiste à prendre conscience, reconnaitre et accepter ses objectifs propres et ses compétences, mais aussi ses limites et ses inquiétudes voire ses angoisses.

C’est un travail de réflexion sur soi, d’introspection qui consiste entre autre à répondre à la question : 

  • Qu’est-ce qui me fait passer d’un état de relative sérénité à un état de stress, d’agressivité ou au contraire de soumission ?
  • Qu’est-ce qui m’empêche de conserver ma sérénité ?
  • Que se passerait-il si je disais les mêmes choses, mais de façon sereine et respectueuse de l’autre ?

Il ne s’agit là que d’exemple de questions à développer et à affiner…

Vers les autres, s’astreindre à communiquer de façon assertive, c’est à la fois :

  • être à l’écoute de l’autre,
  • accepter ses idées et ses arguments,
  • ne pas chercher à tout prix à lui faire faire des choses qu’il n’a soit pas l’envie, soit pas les capacités de faire,
  • laisser l’autre assumer ses choix.

C’est aussi :

  • s’exprimer librement,
  • engager et assumer ses choix,
  • les expliquer.

Cela implique d’éviter, quel que soit le comportement de l’autre, de ne pas pratiquer l’argumentum ad hominem, une technique de rhétorique qui consiste à : 

  • considérer son interlocuteur comme un adversaire,
  • lui opposer ses propres paroles ou actes,
  • discréditer son point de vue.

Ce dernier consiste à fonder sa contre-argumentation sur une ou plusieurs caractéristiques qui lui sont propres et non pas sur l’invalidité de ses arguments.

De ce point de vue et totalement à l’opposé, l’assertivité consiste à s’en tenir à parler des problèmes en termes de solutions à expérimenter… et non des personnes.

Conclusion

Certains agissent ainsi au quotidien et selon eux : « sous stress permanent par nécessité » :

  • comme si leur vie en dépendait,
  • comme si le résultat ne dépendait que d’eux.

Ceci leur sert d’argument pour justifier leur attitude agressive ou manipulatrice au détriment de la qualité de leur communication et du respect des personnes.

Quoiqu’il en soit et sans recul, ils transmettent ainsi, parfois sans s’en rendre compte, leur propre stress.

Plus qu’une caractéristique, l’assertivité est d’abord une attitude qui consiste à s’affirmer, à défendre ses droits et ses opinions avec fermeté mais en refusant de nuire à son interlocuteur.

Ceci concerne aussi bien l’entraîneur et le sportif que les juges et arbitres et autres dirigeants de club.

Le concept d’assertivité est l’objet de plusieurs ouvrages qui relèvent du domaine du développement personnel.

Par Rachid ZIANE sur valdemarne.fr

Références :

  • Aélion, F. (2005). Manager en toutes lettres : Guide d’action et de culture autour de 150 situations professionnelles.Broché.
  • Fargette, J. (2012). Le positions de vie. En ligne.
  • Hirigoyen, M-F. (1999). Le harcèlement moral. La violence perverse au quotidien. Edition Syros.
  • James, M. & Jongeward, D (1980). Naitre gagnant – L’analyse transactionnelle dans la vie quotidienne. Intereditions.
  • Watzlawick, P., Fish, R., & Weakland, J. (2000). Changement, paradoxe et psychothérapie. Edition Seuil.

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