Apprenez à faire confiance

Certains font tout de suite confiance aux autres !

Pour d’autres, c’est plus difficile. Voire impossible.

Pourquoi ?

Pourquoi certaines personnes ont-elles tant de mal à faire confiance à autrui ?

Cette attitude tient en grande partie au modèle dont on s’est imprégné en étant enfant.

Toute relation entre un bébé, sa mère et son père, est basée dès la naissance sur la confiance, une confiance absolue.

Mais si cette confiance est ébranlée, voire trahie, si l’enfant doute de ses parents, il lui sera par la suite très difficile d’avoir foi en quelqu’un d’autre.

Tout comme cela entamera sérieusement sa propre confiance en lui.

Mais l’enfant peut aussi être profondément influencé par l’attitude que ses parents adoptent envers le monde extérieur.

S’ils expriment sans cesse leur méfiance vis-à-vis des autres, leur appréhension envers ce qu’ils ne connaissent pas, s’ils mettent sans arrêt l’enfant en garde, lui aussi adoptera un comportement suspicieux par rapport aux autres.

Sans compter que certains vivent dans des climats très hostiles, de conflits, d’insécurité, de tensions de toute nature (politique, sociale…), qui les rendent particulièrement méfiants.

A l’inverse, certains ont une confiance aveugle en tout le monde ?

Là aussi, ce type de comportement trouve ses racines dans l’éducation et tout ce qui a été transmis ou non à l’enfant.

Les enfants doivent aussi apprendre à se méfier, à se montrer prudent, mais sans exagération bien sûr.

Car le risque plus tard, c’est bien évidemment de se faire abuser, tromper, exploiter.

Cet excès de confiance confine à la naïveté, au manque de réalisme, et génère le plus souvent de lourdes déceptions.

Et la personne décue a toutes les chances de basculer dans l’excès inverse, et de devenir terriblement méfiante envers tout le monde.

Il faut bien comprendre que la confiance n’est pas une affaire de tout ou rien.

Elle doit être accordée en fonction des personnes et des circonstances.

Dire par exemple de quelqu’un : “Je lui fais entièrement confiance” n’a pas grand sens.

Car on ne fait pas confiance à une personne dans tous les domaines !

Peut-on apprendre à faire confiance avec justesse ?

Si la méfiance ressentie par un individu est très ancrée et invalidante, mieux vaut se faire aider par un thérapeute pour remonter son histoire personnelle.

Mais pour beaucoup, il est quelques exercices à pratiquer pour s’entraîner à la confiance.

Si dans votre travail par exemple, vous n’arrivez pas à faire confiance à vos collègues pour leur déléguer des tâches, commencez par lister tous points qui vous semblent “dangereux”, expliquez pourquoi.

Ensuite, graduez-les, du moins risqué (vous pouvez faire confiance) au plus risqué (impossible de faire confiance).

Puis testez chaque point, en vérifiant si les risques que vous imaginiez se sont concrétisés ou non.

Si ce n’est pas le cas, passez à l’étape suivante.

Il est important d’avancer progressivement, à son rythme, car le propre des méfiants, c’est aussi d’interpréter de façon négative les attitudes, les paroles ou les actions d’autrui, une façon de conforter son raisonnement.

Ne pas aller trop vite dans son apprentissage, c’est donner à la confiance une chance de vous gagner lentement mais sûrement.

Les 8 clés pour mieux convaincre

En Avril 2013, sur le site jobat.be a été publié un post très intéressant sur l’art de convaincre plus facilement et mieux faire accepter ses idées.

Je vous laisse donc lire ce post, relayé d’un article lui-même publié sur Express.be, Openforum.com, VDAB:

Avoir de bonnes idées, c’est bien.

En convaincre les autres, c’est le plus difficile. Réfléchir à la manière dont vous allez gagner l’adhésion des autres est tout aussi important que d’avoir des idées. Recette…

1. Faire comme si l’idée venait d’eux

Emettez vos idées de manière telle que l’autre pense que la trouvaille vient de lui. C’est la meilleure manière de faire pour que vos idées soient adoptées, selon une enquête scientifique. L’auteur Douglas Van Praet dévoile cette méthode dans son livre ‘Unconscious Branding’.

2. Se concentrer sur l’avis des autres

Si vous voulez convaincre les autres, il vous faut comprendre leur avis et pouvoir rebondir. Cela vous permet de saisir leurs signaux et de savoir ce qu’ils veulent. Beaucoup pensent que c’est un processus émotionnel exigeant beaucoup d’empathie. Mais si l’on en croit le livre ‘To Sell Is Human’ de Daniel Pink, cela ne l’est pas. Les enquêteurs de la business school INSEAD ont découvert que les gens qui se concentraient sur ce que les autres pensent obtiennent de bien meilleurs résultats que ceux qui se concentraient sur ce que les autres ressentent.

Utilisez donc votre tête et non votre cœur pour vérifier ce que l’autre personne pense (donc pas ce qu’elle ressent). Si vous agissez de la sorte, vous avez de grandes chances que votre proposition satisfasse les deux parties. Un maître dans cette technique, c’est l’ex-Président Bill Clinton, souvent dénommé ‘third option guy’ en raison de sa capacité en toutes circonstances de mixer deux alternatives en une troisième, plus performante. En fin de compte, ses interlocuteurs avaient la ferme conviction qu’ils avaient atteint un consensus dans chaque domaine.

3. Contrôler avec subtilité le langage corporel de l’autre

L’imitation stratégique consiste à suivre consciemment le comportement, le langage du corps, voire la manière de parler de son interlocuteur. Grâce à cette méthode, cela ‘clique’ plus facilement entre vous, mais il s’agit d’être assez subtil, pour que l’autre ne le remarque pas. En les imitant (sans qu’ils ne l’aperçoivent) vous vous faites passer auprès de vos interlocuteurs comme plus attentif et plus gentil. Cela marche aussi dans la vie affective : dans les relations, les hommes semblent être plus intéressés par les femmes qui les imitent.

4. Ne soyez pas extraverti

Les meilleurs vendeurs ne sont pas forcément ceux qui pensent être payés pour chaque mot qu’ils formulent. Une enquête montre que l’efficacité dans la vente est plutôt liée à un score moyen d’extraversion et d’introversion. Ce que Daniel Pink nomme « ambiversion ».

5. Remettez-vous en question

On a tous un rituel pour se préparer à une réunion importante ou à une négociation. Il ne suffit pas de penser positivement. Comment se motiver soi-même si ce n’est qu’en se remettant en question et en discutant stratégie avec soi-même.

Clinton, à nouveau. Jouissant chez ses intimes d’une grande réputation en raison de son talent à traduire la position de ses adversaires mieux qu’eux-mêmes. Lorsque Clinton préparait ses débats et ses discussions politiques, il s’exerçait toujours au préalable à plaider la position opposée du point de vue qu’il défendait.

6. Préparez-vous à tout ce qui peut échouer

Veillez à garder le contrôle de tout ce qui pourrait échouer. Vérifiez où vous allez tenir la discussion (dans le bureau de votre collègue, dans une salle de réunion, dans le bâtiment de la partie adverse). Combien de temps ? Combien seront vos adversaires ? Allez-vous marcher pendant votre explication ou rester assis ? Savez-vous si le beamer fonctionne ? La présentation éventuelle est-elle sur votre pc portable ou une clé usb ? En arrivant un peu à l’avance sur le lieu de la réunion, vous pouvez vérifier tout cela, afin de pouvoir vous focaliser sur l’essentiel, convaincre l’autre partie.

7. Cherchez comment briser la glace

Commencez par ouvrir la discussion avec quelque chose qui puisse parler à votre adversaire. Cela peut être une observation, une question, une anecdote, une blague, un constat ou une image. Le but est que les autres aient envie de continuer à vous écouter. Apprenez par cœur vos premiers mots. En ressentant que vous êtes bien parti, vous gardez vos nerfs sous contrôle.

8. Limitez-vous au message clé

Limitez votre propre explication au noyau de votre message, celui que vous voulez absolument faire passer. Donnez des arguments et des exemples, issus de la vie quotidienne afin d’être le plus illustratif possible. Ainsi votre public pourra s’imaginer la chose, concrètement. Ne vous donnez pas la peine de raconter tout ce que vous savez. Vos interlocuteurs ne manqueront pas de vous interrompre s’ils ont des questions ou veulent en savoir plus.

Sources : Jobat.be, Express.be, Openforum.com, VDAB

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