« Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même »

Dans son ouvrage « Les 5 blessures qui nous empêchent d’être soi-même », Lise Bourbeau nous livre une approche juste et pertinente sur le lien qui existe entre nos blessures d’enfant et nos comportements d’adulte.

Je pense que cet ouvrage est à fortement conseiller dans le cadre d’un management pertinent.

Au coeur de l’intelligence émotionnelle, cette approche me semble correspondre au réel changement de paradigme que nous nous devons d’appliquer auprès de nos collaborateurs.

Voici quelques lignes sur l’approche de Lise BOURBEAU:

La création des blessures et des masques

Lorsqu’un enfant naît, il sait au plus profond de lui que la raison pour laquelle il s’incarne c’est d’être lui-même tout en vivant de multiples expériences. …
Nous avons tous la même mission en venant sur cette planète : celle de vivre des expériences jusqu’à ce que nous arrivions à les accepter et à nous aimer à travers elles.

Tant qu’une expérience est vécue dans la non acceptation, c’est-à-dire dans le jugement, dans la culpabilité, la peur, le regret ou toute autre forme de non acceptation, l’humain s’attire sans cesse les circonstances et les personnes qui lui font revivre cette même expérience. …

Accepter une expérience ne veut pas dire que celle-ci représente notre préférence ou que nous soyons d’accord avec elle.

Il s’agit plutôt de nous donner le droit d’expérimenter et d’apprendre à travers ce que nous vivons.

Nous devons surtout apprendre à reconnaître ce qui est bénéfique pour nous et ce qui ne l’est pas.

Le seul moyen pour y arriver est de devenir conscients des conséquences de l’expérience.

Tout ce que nous décidons ou non, ce que nous faisons ou non, ce que nous disons ou non et même ce que nous pensons et ressentons entraînent des conséquences.

Lorsqu’on se rend compte qu‘une expérience provoque des conséquences nuisibles, au lieu de s’en vouloir ou d’en vouloir à quelqu’un d’autre, on devrait plutôt apprendre à accepter de l’avoir choisie (même inconsciemment).

C’est ainsi qu’on vit une expérience dans l’acceptation.

Par contre, je te rappelle que même si tu te dis : « Je ne veux plus vivre cela », ça recommence.

Tu dois te donner le droit d’avoir à répéter plusieurs fois la même erreur, ou expérience désagréable, avant d’arriver à avoir la volonté et le courage nécessaires pour te transformer.

En naissant, tu te concentres surtout sur les besoins de ton âme qui veut que tu t’acceptes avec tes acquis, tes défauts, tes forces, tes faiblesses, tes désirs, ta personnalité, etc. Nous avons tous ce besoin.

Cependant,.. nous nous apercevons que lorsque nous osons être nous-même, cela dérange le monde des adultes ou celui de nos proches.

Nous en déduisons qu’être naturel n’est pas bien, n’est pas correct.

Cette découverte est douloureuse et provoque surtout chez l’enfant des crises de colère.

Un enfant qui agit naturellement, qui est équilibré et qui a le droit d’être lui-même ne fait pas ce genre de crises.

Malheureusement ce genre d’enfant n’existe presque pas. J’ai plutôt observé que la majorité des enfants passent par les quatre étapes suivantes :

Après avoir connu la joie d’être lui-même, première étape de son existence, il connaît la douleur de ne pas avoir le droit d’être lui-même qui est la deuxième étape.

Vient ensuite la période de crise, la révolte, la troisième étape.

Afin de réduire la douleur, l’enfant se résigne et finit par se créer une nouvelle personnalité pour devenir ce que les autres veulent qu’il soit.

Certaines personnes demeurent enlisées à la troisième étape durant toute leur vie, c’est-à-dire qu’elles sont continuellement en réaction, en colère ou en situation de crise.

C’est durant les troisième et quatrième étapes que nous créons plusieurs masques (nouvelles personnalités) qui servent à nous protéger contre la souffrance vécue lors de la deuxième étape.

Ces masques sont au nombre de cinq et correspondent à cinq grandes blessures de base vécues par l’humain:

BLESSURES – MASQUES

REJET – FUYANT

ABANDON – DEPENDANT

HUMILIATION – MASOCHISTE

TRAHISON – CONTROLANT

INJUSTICE – RIGIDE

La blessure du rejet

  • Le problème de celui qui s’est senti rejeté

« La parent du même sexe a pour rôle de nous apprendre à aimer, à nous aimer, et à donner de l’amour. Le parent du sexe opposé nous apprend à nous laisser aimer et à recevoir de l’amour ».

Le rejeté a en général un problème avec le parent du même sexe que lui par qui il s’est senti rejeté.

Le fuyant veut à tout prix avoir l’amour de ce parent et pourra aller jusqu’à le haïr, si celui-ci ne lui témoigne pas d’affection « C’est un grand amour déçu qui se transforme en haine »

  • Le masque qu’il se met

Le rejeté arbore le masque du FUYANT, développé pour répondre à cette sensation de rejet. Il va se construire un monde imaginaire, aura tendance à être ailleurs, à rêver.

Paradoxalement, il cherche aussi à montrer qu’il existe, à sa manière : l’auteur parle du cas d’une petite fille qui, voulant s’assurer de l’amour de ses parents, s’était cachée dans une armoire, pour qu’ils s’inquiètent de sa disparition.

  • Sa relation avec ses parents

Avec le parent du sexe opposé, le fuyant a peur de se rejeter lui-même, il va donc faire des manières, ne pas être totalement lui-même, dans l’espoir de ne pas décevoir.

Et s’il est rejeté par ce parent ou une autre personne de l’autre sexe, il pensera qu’il y est forcément pour quelque chose.

En général, le parent du même sexe a lui aussi été blessé du rejet.

Il va donc fuir également et tenter de faire partir son enfant du domicile, ce qui accentuera le sentiment de rejet de la personne fuyante.

  • Ses caractéristiques

Le fuyant préfère ne pas s’attacher aux choses matérielles, qui l’empêcheraient de fuir à son goût.

Or, le sexe est vécu par le fuyant comme quelque chose de très matériel, peu spirituel. Les fuyants vont donc fuir le sexe, ou s’arranger inconsciemment pour être avec quelqu’un qui le fuit aussi.

Le fuyant se sent constamment inférieur aux autres, inutile.

Il pense que les gens l’écoutent par politesse, qu’ils ne sont pas intéressés. « Une personne interprète les incidents à travers les filtres de sa blessure et elle se sent rejetée même lorsqu’elle ne l’est pas »

Le fuyant aime la solitude « car s’il recevait beaucoup d’attentions, il aurait peur de ne pas savoir quoi faire. C’est comme si son existence était de trop ».

Celui qui souffre de la blessure du rejet entre souvent dans un cercle vicieux : « il met son masque de fuyant lorsqu’il se sent rejeté pour ne pas souffrir ; il devient tellement effacé que les autres ne le voient plus. Il se retrouve de plus en plus seul et se donne ainsi raison de se sentir rejeté ».

Le fuyant s’arrange pour que les circonstances lui donnent raison : il va tout faire pour être rejeté, sans le savoir, en se dévalorisant sans cesse, il ne comprend pas qu’on puisse l’aimer.

Et quand quelqu’un s’attache à lui, il ne croit pas cette personne, il va donc se rejeter lui-même pour « saborder la situation ».

  • La plus grande peur du fuyant

Le fuyant a peur…de la panique. S’il sait qu’une situation le mettra dans l’embarras, il préférera ne pas se confronter à la situation, la fuir, se cacher.

Il a tendance à se faire un monde du moindre problème et ne voudra pas l ‘affronter.

  • Attitudes et Comportements

– Le fuyant croit profondément qu’il ne vaut rien ou pas grand chose. Il est constamment insatisfait par ce qu’il est. Il se considère comme nul et se juge être sans valeur. Il a très peu d’estime de lui-même.

– Il est convaincu que s’il n’existait pas, cela ne ferait pas une grande différence. Il se trouve différent du reste de sa famille.

– Il se sent coupé et incompris des autres et même des humains en général. Il se sent souvent seul, inquiet et fébrile dans un groupe.

– Il a développé plusieurs moyen s de fuite (astral, drogue, alcool, sommeil, départ, jeux virtuels, etc.)

– Il se protège inconsciemment en utilisant le déni. Il se coupe facilement du monde extérieur en se réfugiant dans son monde imaginaire ou en étant dans la lune monde astral). Il peut même se demander ce qu’il fait sur Terre ou croire qu’il s’est trompé de famille.

– Il est envahi par ses émotions, surtout ses peurs, quand il est seul

– Il accord peu d’importance aux choses matérielle: tout ce qui est relié à l’esprit ou au monde intellectuel l’attire davantage.

– Il possède une imagination très fertile mais il l’utilise, hélas, pour se créer facilement des scénarios de rejet.

– Il croit, d’une façon consciente ou non, que le bonheur ne peux durer éternellement.

– Il parle peu et se retire dans un groupe. Il a peur de déranger ou de ne pas être intéressant. On le considère comme solitaire et on le laisse seul. Plus il s’isole plus il semble devenir invisible.

– En présence de quelqu’un qui hausse le ton ou devient agressif, il quitte rapidement la situation avant de paniquer.

– Lorsqu’on le regarde, il s’inquiète tout de suite de ce qu’il est.

– Il possède une énergie nerveuse qui lui donne une grande capacité de travail. Il sent qu’il existe seulement quand il est très occupé, ce qui l’aide à s’ancrer dans le monde matériel.

– C’est un grand perfectionniste qui, en vieillissant, panique de plus en plus à l’idée de ne pas être capable de faire face à la vie. Il croit qu’il a raté sa vie.

– Sa peur du rejet l’amène à être obsessionnel dans certaines situations.

La blessures de l’abandon

  • Le problème de celui qui s’est senti abandonné

La blessure de l’abandon est différente de celle du rejet.

L’abandon, c’est lorsqu’on s’est senti délaissé pour quelqu’un ou quelque chose d’autre : une mère qui travaille trop, un père qui se focalise sur la cadet de la famille, …

  • Le masque qu’il se met

Pour se protéger, celui qui a peur de l’abandon met le masque de la DEPENDANCE. Le dépendant a sans cesse besoin de soutien, il ne se sent pas complet s’il est seul

  • Sa relation avec ses parents

La blessure de l’abandon est en rapport avec le parent de sexe opposé qui, aux yeux de l’abandonné, ne lui a donné aucune nourriture affective.

La crainte de l’abandon est parfois doublée d’une peur du rejet : on se sent aussi abandonné par le parent du sexe opposé parce qu’il ne fait rien contre le rejet du parent du même sexe.

Les mères dépendantes ont énormément besoin de leur enfant pour être heureuses, et elles ne manquent pas de le faire sentir à leur petit.

  • Ses caractéristiques

Le dépendant est le plus apte à devenir une victime, car il est prêt à se créer des problèmes simplement pour attirer l’attention sur lui.

Il dramatise tout. Ses problèmes deviennent presque salvateurs pour lui, car ils lui permettent de trouver le soutien qu’il apprécie tant.

Il peut sembler paresseux, alors qu’il a simplement du mal à se mettre au travail ou à faire des activités seul.

Il demande beaucoup de conseils, mais ne les écoute pas forcément.

Ce qui compte surtout pour lui, c’est de voir qu’il est soutenu, que les autres s’intéressent à son problème.

Il est très attaché aux lieux, aux personnes, a du mal à ne pas être triste quand il part en vacances.

Il a tendance à paraître chaleureux, aimable, pour que les autres ne l’abandonnent pas.

La femme dépendante a un besoin important de se sentir désirée sexuellement : elle pense ainsi être plus importante aux yeux de son homme

  • La plus grande peur du dépendant

Sa plus grande peur est la solitude, et il est prêt à faire de nombreux sacrifices pour l’éviter, ce qui peut faire croire aux autres qu’il aime la souffrance.

Ce type de personnes a souvent du mal à voir que son couple ne va pas bien, elle préfère se cacher la vérité.

  • Attitudes et Comportements

– Le dépendant a de la difficulté à fonctionner seul et à très peur de la solitude. Il cherche la présence et l’attention. Il a surtout besoin d’être soutenu par son entourage.

– Il souffre souvent de tristesse profonde, étant seul ou non, sans trop savoir pourquoi.

– Quand il est seul, il peut pleurer pendant longtemps, inconscient de s’apitoyer sur son sort.

– Il provoque inconsciemment des drames ou des maladies pour attirer la pitié et l’attention.Il développe une attitude de victime en croyant que c’est parce qu’il est malchanceux.

– Il fusionne facilement avec les autres. Il entre dans leurs émotions et souffrances, mais il se sert de leurs problèmes pour ramener l’attention sur lui.

– Il exhibe un côté vedette, souvent dramatique, dans sa façon de s’exprimer, afin d’attirer l’attention. Dans un groupe, il aime parler de lui. Il ramène souvent tout à lui.

– Il s’accroche physiquement aux autres. Il a de la difficulté à faire ou à décider quelque chose seul.

– Il demande des conseils ou l’avis des autres et peut même de montrer incapable juste pour avoir de l’aide.

– Quand il s’occupe de quelqu’un ou lui rend service, c’est dans l’espoir que ce dernier s’occupera de lui en retour.

– Il y a des hauts et des bas, un jour joyeux, un jour triste. Il est facilement destabilisé par ses émotions.

– Sa difficulté à terminer une relation lui fait faire beaucoup de pirouettes pour ne pas se retrouver seul.

– Il croit que si l’autre est d’accord avec lui, c’est une preuve d’amour.

– En présence d’une personne en colère ou agressive, il s’écrase et devient comme un petit enfant qui à peur.

– En vieillissant, il angoisse de plus en plus à l’idée d’être seul. Il choisit d’endurer une situation difficile plutôt que d’être seul.

La blessure de l’humiliation

  • Le problème de celui qui s’est senti humilié

La personne se sent humiliée par ses parents, elle est même honteuse de son propre comportement.

Elle a ressenti un gros manque de liberté, comme si ses parents contrôlaient tout (son alimentation par exemple).

  • Le masque qu’il se met

Son masque est le MASOCHISME. La personne cherche à se faire du mal, à se faire honte à elle-même, avant que quelqu’un d’autre ne le fasse

  • Sa relation avec ses parents

Le masochiste cherche à tout prix à plaire au parent qui s’est occupé de son développement physique.

Il veut avoir les mêmes désirs que lui, désire lui plaire ou, au moins, ne pas lui faire honte.

  • Ses caractéristiques

Le masochiste cherche tout le temps à aider les autres, jusqu’à se mettre dans des situations désagréables pour lui.

Le masochiste a tellement peur de faire du mal aux autres qu’il est à l’affût de leurs humeurs et n’écoute même plus ses propres besoins.

Il a tendance à trop rire de lui même, en se prenant pour cible.

Celui qui a été blessé par l’humiliation se sent toujours coupable. Il a du mal à profiter des choses pleinement, culpabilise presque lorsqu’il est heureux.

« Le sens du devoir est important pour les personnes masochistes ».

Ces personnes ont souvent un problème avec le sexe qui leur paraît honteux, sale, dégoûtant.

  • La plus grande peur du masochiste

Sa plus grande peur est la liberté : il aurait peur de ne pas savoir la gérer tout seul, de faire des choses honteuses, alors il se crée inconsciemment des contraintes.

  • Attitudes et Comportements

– Le masochiste a une belle âme de missionnaire mais il la manifeste souvent par la peur.

– Il croit que Dieu l’observe et le juge sans cesse. Il fait tout pour être digne aux yeux de Dieu ou de ceux qu’il aime. Il croit que pour être spirituelle et digne, il doit alléger la souffrance de l’humanité. C’est pourquoi il se fait un devoir de servir tous ceux qu’il aime, les faisant passer avant lui.

– Il a beaucoup de retenue dans ses paroles, ayant appris qu’il n’a pas le droit de dire des choses qui pourraient nuire surtout aux autres. Il est même porter à excuser les autres.

– Il ne veut pas reconnaître sa sensualité ainsi que son amour associé aux sens.

– Il refoule les pulsions associés à ses sens car il a peur de déborder et d’avoir honte.

– Il a aussi peur d’être puni s’il jouit trop de la vie.

– Il y a souvent des histoire d’ordre sexuel dans son enfance et adolescence.

– Il s’arrange pour ne pas être libre car pour lui cela signifie « être illimité et avoir trop de plaisir ».

– Il brime de ce fait sa liberté en faisant passer les besoins des autres avant les siens, manquant ainsi de temps pour jouir de la vie.

– Il connait ses besoins mais ne les écoute pas croyant qu’il doit se sacrifier pour gagner son ciel.

– Il se sent facilement malpropre, cochon ou indigne. Il se dégoûte même parfois.

– Il compense et se récompense souvent par la nourriture en se faisant croire qu’il en jouit, mais sa culpabilité et sa honte lui font perdre cette jouissance.

– Il grossit facilement pour se donner une raison de ne pas jouir de ses sens.

– Il a le don de faire rire les autres en se prenant en dérision, s’humiliant ainsi.

La blessure la trahison

  • Le problème de celui qui s’est senti trahi

Ces personnes qui ont eu ou ont encore un fort complexe d’Œdipe.

L’enfant sentait que son parent de sexe opposé, avec qui il entretenait une relation fusionnelle, avait particulièrement besoin de lui.

Puis, ces liens se sont rompus, à cause de ce parent.

  • Le masque qu’il se met

Le masque de celui qui a subi la trahison est le CONTRÔLE.

  • Ses caractéristiques

Le contrôlant essaie de respecter son engagement au maximum, il essaie d’être fidèle en tout.

Très exigeant avec lui-même, il aime le montrer aux autres et leur prouver qu’il est invincible.

Il arrive toujours à l’heure, veut rendre les choses à temps voire en avance Le contrôlant a parfois l’intention de contrôler les autres aussi, pour s’assurer qu’ils ne le trahiront pas, qu’il peut leur faire confiance.

Il a des opinions très tranchées, et cherche parfois à les imposer aux autres, il est peu tolérant.

Il a tendance à comprendre plus vite que les autres et ne supporte pas que l’on mette du temps à expliquer quelque chose.

Il n’a pas beaucoup de patience avec les autres.

Le contrôlant cherche aussi à contrôler son futur, du coup il n’est jamais dans le moment présent.

Et si les choses ne sont pas comme il l’avait prédit, il panique.

Il a du mal avec la paresse et ne se repose qu’une fois la sensation du travail parfaitement fait accomplie.

Il ne se confie pas beaucoup et déteste montrer ses faiblesses, car il a peur que les autres en profitent.

Le contrôlant ne pardonne pas facilement. Très rancunier, il peut renier quelqu’un pour une petite faute.

  • La plus grande peur du contrôlant

Sa plus grande peur est « la dissociation », la séparation. Il a à la fois peur d’être trahi et de passer pour un traître.

Les contrôlant ne s’attirent donc que des relations peu stables, sans engagement, pour ne pas avoir à connaître ces situations qui lui font peur.

Paradoxalement, même si le contrôlant veut tout…contrôler, il a peur de s’engager, car un désengagement par la suite lui paraît inenvisageable.

Il prend toute promesse comme quelque chose de très sérieux, d’immuable.

Il préfère donc ne pas s’engager, plutôt que d’avoir un jour à rompre le pacte.

  • Attitudes et Comportements

– Le contrôlant fait tout pour convaincre les autres de sa forte personnalité. Il utilise ses qualités de chef pour imposer sa volonté.

– Il n’est pas en contact avec sa vulnérabilité et cherche à se montrer fort. Il tient à ce que les autres sachent ce dont il est capable.

– Il performe pour qu’on le considère comme étant responsable, c’est être un chef! En réalité, il est irresponsable car il accuse les autres et leur fait porter le blâme.

– Il cherche à être spécial et important.

– Il est facilement impressionné par la prestance d’une personne riche ou célèbre et lui fait facilement confiance.

– Sa réputation étant très importante, s’il se sent menacée, il est prêt à salir celle de quelqu’un d’autre.

– Il ment facilement pour se sortir d’une impasse. Par contre, il ne peut tolérer que quelqu’un lui mente. Ce n’est pas l’action qui le dérange c’est le mensonge.

– Il a beaucoup d’attente envers les autres et il est exigeant. Quand il délègue, il exige que se soit fait à sa façon et à son rythme pour se montrer supérieur et important.

– Il aime tout prévoir et tout contrôler. Il ne supporte pas que quelqu’un viennent défaire ses plans. Il a de la difficulté à accepter les imprévus.

– Il se croit indispensable et il aime penser que les autres ne réussiraient pas sans lui.

– Il se révèle, se confie difficilement, ne faisant pas assez confiance aux membres du sexes opposés.

– Il est un excellent manipulateur pour contrôler son partenaire.

– Il comprend et agit rapidement, mais la plupart du temps, c’est après avoir sauté trop vite aux conclusion

– Il est sûr d’avoir raison, tente d’imposer son point de vue aux autres et aime avoir de dernier mot.

– Il est rancunier. Il peut mettre fin à une relation brusquement, sans préavis et refuser tout contact pendant une longue période.

– Il est intolérant et impatient avec ceux qui sont trop lent selon lui.

La blessure de l’injustice

  • Le problème de celui qui est sensible à l’injustice

« Une personne qui souffre d’injustice est celle qui ne se sent pas appréciée à sa juste valeur, qui ne se sent pas respectée ou qui ne croit pas recevoir ce qu’elle mérite » (soit trop, soit pas assez).

  • Le masque qu’il se met

Ici , le masque est la RIGIDITÉ : les rigides se font croire à eux-mêmes et aux autres que rien ne les touche, ce qui les fait paraître très froids.

  • Sa relation avec ses parents

Cela vient souvent d’ un problème avec le parent du même sexe : le rigide pense que ce parent est trop froid avec lui, trop intolérant, sévère, conformiste, qu’il ne reçoit pas l’amour qu’il mérite.

Cela peut donner une relation superficielle, polie, avec celui-ci.

  • Ses caractéristiques

Le rigide est plutôt envieux des autres ou a honte lorsqu’il estime recevoir plus que ce qu’il ne mérite. Il est obsédé par la notion de bien et de mal.

Très optimiste, il prend les problèmes sous un bon jour, et ne demande de l’aide qu’en dernier recours.

Le rigide cache ses émotions (par le rire, notamment). Il a une peur panique de se tromper.

Il aime que le rangement soit –très- bien fait. Il oublie souvent de donner des marques d’affection à ceux qu’il aime.

  • La plus grande peur du fuyant

La plus grande peur du rigide est la froideur.

Il croit qu’il est lui-même chaleureux, il fait des efforts pour l’être, mais beaucoup le disent froid.

Et il ne peut se résoudre à accepter qu’on le voie ainsi car, alors, il se trouverait injuste.

  • Attitudes et Comportements

Le rigide cherche à se montrer vivant et dynamique même s’il est fatigué.

– Il admet rarement qu’il vit des problème ou que quelque chose le dérange. S’il admet un problème il s’empresse de dire que ce n’est pas grave, qu’il peut s’en sortir seul.

– C’est un grand optimiste qui veut toujours se montrer positif.

– Il se contrôle pour être parfait et pour correspondre à l’idéal qu’il s’est fixé ou auquel il croit qu’on s’attend de lui.

– Il fait tout pour contrôler sa colère ayant peur de perdre la contrôle.

– Il peut sembler contrôlant avec les autres quand sa propre perfection est remise en cause et qu’il se défend.

– Malgré le fait qu’il veut que tout soit parfait et juste, il est souvent le premier à exagérer un fait ou une accusation. Il est inconscient à quel point il peut être injuste envers les autres et lui-même.

– Le rigide ne veut pas ressentir. Il montre difficilement ses sentiments parce qu’il ne sait pas gérer sa grande sensibilité. Il a peur de perdre le contrôle et de ne pas être parfait aux yeux des autres.

– Il passe d’ailleurs pour froid et insensible parce qu’il fait croire que rien le touche. De ce fait, il est incapable d’établir une relation intime satisfaisante.

– Il est tres dur envers son corps et admet rarement être malade. Il sent difficilement le froid ou la douleur. Il se glorifie de ne pas avoir besoin de médicament ou de médecin.

– Il se croit apprécié surtout pour ce qu’il fait et pour son apparence. Il est dans l’action tant que tout n’est pas terminé et parfait. Avant de se faire plaisir, il doit le mériter en ayant bien travaillé.

– Il s’en demande beaucoup, veut performer et ne respecte pas ses limites.

– Il est spécialiste en auto-sabotage quand cela commence à aller trop loin, selon lui.

– Tout doit être juste, justifié et justifiable. Quand il est pris en défaut il se justifie immédiatement.

– Quand il a atteint sa limite il peut être très cassant, sarcastique, entêté et intransigeant.

« La première étape pour guérir une blessure consiste à la reconnaître et à l’accepter, sans pour autant être d’accord avec le fait qu’elle soit là« , nous rappelle Lise Bourbeau dans le dernier chapitre consacré à la transformation des masques et à la guérison des blessures.

Au fil des 216 pages de l’ouvrage « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même », Lise Bourbeau, nous offre le fruit de nombreuses années d’observation.

Un condensé d’informations utiles pour son propre développement personnel, mais aussi pour les thérapeutes ainsi que toute personne en relation d’aide.

Achetez cet ouvrage… et sa suite (comment guérir) qui est en photo à la une. Je viens de la commander…!:

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