5 clés pour créer votre chance

Chacun peut décider, dès à présent, d’accroître son potentiel de chance.

Selon Philippe GABILLIET, dans un article publié sur huffingtonpost.fr le 30 Septembre 2015, tout reste entre vos mains..!

Parmi les nombreux facteurs pouvant expliquer la réussite ou le bonheur, le facteur « chance » occupe une place à part.

Chacun de nous expérimente un jour ou l’autre l’irruption, dans sa vie, d’un événement fortuit, inattendu, et qui se révèle comme tout à fait providentiel. Il peut s’agir d’une rencontre, d’une information, d’un concours de circonstances ou d’un incident quelconque.

Paradoxalement, cet événement peut avoir été positif et heureux, ou au contraire tout à fait malencontreux et dramatique (accident, rupture, échec) et initialement considéré comme un coup de malchance. 

Mais le coup de chance isolé est souvent aussi extraordinaire qu’isolé ; que l’on gagne au Loto, que l’on échappe par miracle à un crash aérien en ratant l’avion à la dernière minute ou que l’on se retrouve nez-à-nez, à l’autre bout du monde, sur un copain d’école perdu de vue depuis trente ans, tout cela ne renvoie qu’au mystère des probabilités et des statistiques.

Beaucoup plus intéressante est la « chance » récurrente et durable, celle dite des personnalités chanceuses.

Ce mécanisme semble démontrer l’existence d’une capacité à attirer les opportunités de vie inattendues et à s’y ajuster de façon optimale, créant ainsi cette image d’une aura de « chance » qui leur colle à la peau, voire qui contamine leur environnement, les transformant en une sorte des porte-bonheurs ambulants…

  • A quoi reconnaît-on ces personnalités chanceuses ?
  • Et est-il possible pour chacun de développer son propre « potentiel de chance »?

Les divers travaux contemporains sur le sujet conduisent à dégager cinq attitudes et comportements propres à accroître notablement, surtout lorsqu’on les additionne, notre « capital chance ».

1) La chance est tout d’abord le produit d’une disponibilité intérieure

Comme disait Louis Pasteur, « La chance ne favorise que les esprits préparés ». Car pour la rencontrer, encore faut-il l’attendre. Les personnes chanceuses sont en fait, plus souvent que la moyenne, dans un état d’attention extrême face à ce qui se passe autour d’elles. Avoir de la chance, c’est d’abord l’art de se tenir prêt à rencontrer de l’inattendu, sous toutes ses formes. C’est cette disponibilité, cette mise en marche du radar intérieur qui permet d’ailleurs à un mécanisme comme l’intuition de se déclencher à intervalles réguliers face à des décisions à prendre. Cette disponibilité passe aussi par une affirmation claire de son identité de chanceux, et l’attente permanente de toute matière première de vie, heureuse ou malheureuse, fournie par les caprices du hasard.

2) La chance est aussi une affaire de connexion avec les autres

Impossible de rencontrer la chance dans la solitude, l’isolement et l’absence de toute vie sociale. Car l’inattendu, qu’il s’agisse de rencontres ou d’informations, est une matière première qui doit circuler. De ce point de vue, la meilleure façon pour rencontrer des opportunités inattendues est d’aider les autres (en particulier ceux dont on a besoin ou que l’on apprécie, tout simplement) à faire de même. Les chanceux réguliers sont des passeurs d’opportunités, des fournisseurs d’occasions qui portent chance aux autres. Ils mettent régulièrement les autres en relation avec des personnes utiles ou intéressantes pour eux, mais que ces derniers n’auraient jamais rencontré sans l’intervention de ces « anges de la chance ». Bref, pour réactiver son propre cycle de chance, pourquoi ne pas chercher à être désormais une chance pour les autres ?

3) Parce que le sort est capricieux, les chanceux sont souvent experts en recyclage de malchance

Car eux aussi doivent parfois faire face à la fatalité, à l’épreuve totalement inattendue, à l’accident de parcours qui vient perturber durablement le scénario de réussite qui était en train de se jouer. Pour les personnalités chanceuses, les coups de malchance sont une réalité comme les autres. Désagréable certes, mais que l’on peut tenter d’optimiser, à partir de laquelle on peut tenter de rebondir. Car les épreuves les plus inattendues peuvent receler des bénéfices cachés, ou plutôt des avantages décalés dans le temps ; mais ceux-ci ne se révéleront que plus tard, quand le deuil aura été fait, quand le contexte aura bougé, quand on aura mûri soi-même, voire quand on sera passé à autre chose.

4) La chance durable attire d’autant plus les événements fortuits favorables qu’elle leur offre une direction intérieure, celle de l’intention créatrice

« L’intention organise sa propre réalisation » affirme le médecin indien Deepak Chopra. L’occasion inattendue a donc tendance à trouver en priorité ceux qui sauront l’utiliser au mieux. Certes le coup de chance isolé peut frapper par surprise, même si on n’est pas prêt à la recevoir. Mais rien n’est plus triste qu’une opportunité inattendue (coup de foudre, gain inespéré, demande de service) qui reste sans suite faute d’un projet, d’un rêve, d’un désir propre à qui donne sa consistance. A certains se lamentant sur leur malchance, on a parfois envie de dire : « Même si tu avais eu de la chance, qu’en aurais-tu fait ? »

5) Enfin, il n’existe guère de chance qui soit à la fois durable et passive

Et le facteur déclenchant, pour les personnalités chanceuses, est presque toujours le passage à l’action. « Il peut arriver des choses à ceux qui attendent, mais uniquement celles laissées par ceux qui ont foncé », écrivait Abraham Lincoln. Car le chanceux récurrent est audacieux. Il fait confiance aux événements et fait le pari de l’action. Il n’hésite pas à demander, même s’il n’est pas sûr d’être entendu ; il essaye, même s’il n’est pas totalement prêt ; il fait confiance, quitte parfois à être trompé, etc. « Le jour où tu décides d’agir, ce jour-là est ton jour de chance » nous rappelle un vieux dicton coréen. Notre zone de confort est souvent une zone de non-chance, c’est-à-dire un endroit douillet mais un peu routinier, marqué par les habitudes et la précaution ; et donc un endroit où il ne se passe pas grand-chose d’inattendu.

Derrière chacun de ces cinq principes simples se cachent des décisions de changement. Chacun peut décider, dès à présent, d’accroître son potentiel de chance.

Mais au final, tout reste entre nos mains.

A ceux qui me demandent parfois : « Si on fait tout ce que vous nous dites, vous nous garantissez qu’on aura davantage de chance« , je ne peux que répondre : « Non. Si vous faites tout cela, il va simplement commencer à arriver des choses inattendues dans votre vie. Mais pour ce qui est de les transformer en chance véritable, cela restera à vous de jouer ! ».

Les bonnes questions pour changer de vie …!

Voici 25 questions qui vont peut-être bouleverser votre vie…!

Comment faire le point avec soi-même et changer sa vie ? Ces 25 questions éveilleront peut-être en vous une réflexion… 

Faites le point sur votre vie

Faire le point avec soi-même ? Pas évident quand sa vie ressemble plus à un sprint qu’à une promenade de santé ! Tous les jours, nous fonçons tête baissée et prenons les événements comme ils viennent, sans prendre de recul. Et quand bien même nous nous poserions des questions… il y a de fortes chances pour que ce soit notre « tyran » intérieur qui nous les dicte, sans aucune objectivité !

Prenez le temps de lire les questions qui suivent. Elles éveilleront peut-être en vous une réflexion dans l’immédiat, ou plus tard.

  1. Quelles activités ai-je mises de côté par manque de temps ?
  2. Quelle est ma plus grande source de stress ? Quelles actions puis-je mettre en place pour y faire face ?
  3. Au quotidien, qu’est-ce qui me donne de l’énergie ? Qu’est-ce qui, au contraire, me ralentit ou me vide de cette énergie ?
  4. Qu’ai-je appris d’essentiel au cours de cette dernière année ?
  5. Pourquoi j’ai choisi le métier que j’exerce aujourd’hui ? Le recommanderais-je à mon enfant ?
  6. Si j’avais la possibilité de reprendre ma vie depuis le début, je changerais quoi ? 
  7. A quoi ressemble ma journée idéale ?
  8. De quoi suis-je le plus fier(e) ?
  9. Après ma mort, qu’aimerais-je que les gens retiennent de moi ?
  10. Qu’est-ce que je veux laisser à la postérité ?
  11. Qui j’admire ? Pourquoi ?
  12. Quelle est la citation qui m’inspire le plus ?
  13. De quoi ai-je le plus peur ?
  14. Quelle est ma qualité principale ?
  15. Comment mes amis pourraient-ils me décrire ?
  16. Si je devais nommer 5 choses pour lesquelles je suis reconnaissant(e) aujourd’hui, quelles seraient-elles ?
  17. Quels sont les compliments que j’ai reçus et qui m’ont profondément touché(e) ?
  18. Quels sont les personnes autour de moi qui font de moi une « meilleure personne » ?
  19. Qu’aimerais-je dire aux personnes que j’aime ?
  20. Qu’ai-je à pardonner ou à me faire pardonner ?
  21. Quels sont les meilleurs conseils que l’on m’ait donnés ?
  22. Où et avec qui je me sens le plus moi-même ?
  23. Quelle est la tenue vestimentaire qui me ressemble le plus ?
  24. Si je devais garder seulement 5 objets, quels seraient-ils ?
  25. Si j’étais président(e), quelle serait la première mesure que je prendrais ?

La ProcessCom et vous !

Besoin de sensations fortes, de reconnaissance ou de solitude…

Chacun dans l’équipe a des moteurs puissants qui l’aident à s’épanouir au travail et à rester efficace.

Comment les repérer et les stimuler ?

D’après la méthode d’analyse ProcessCom®(1), mère de beaucoup d’autres, on distingue six profils de personnalité, dont l’un domine chez chacun de nous.

Le manager a intérêt à les connaitre, afin de cerner les besoins psychologiques de ses collaborateurs et de les nourrir de façon adaptée.

Objectif : booster leur motivation, faire baisser la pression individuelle et insuffler un état d’esprit positif dans l’équipe.

Mode d’emploi:

1. Le Travaillomane

Logique, rationnel, responsable, il fonctionne par étapes, soucieux d’avoir des directives claires et des échéances. Il excelle dans les travaux qui exigent de l’analyse et/ou de la synthèse, des tableaux, des compte-rendus. Avec son sens de l’organisation, il rappelle le timing et l’ordre du jour en réunion. Il veut être reconnu sur sa capacité à bien réfléchir, à bien réaliser et à soigner les détails.

>> Ses besoins: la perfection et la structuration du temps 

Pour le féliciter : « Bravo, bon boulot. C’est construit, charpenté, impeccable ». Souligner le travail bien effectué, en s’appuyant sur des faits, sans en rajouter.

Pour le recadrer :  » Le dossier Y n’a pas été rendu à l’heure puisque tu me l’as apporté vendredi à 17h, ce qui ne m’a pas permis de le traiter dans la foulée… » Démontrer, avec des références concrètes, en quoi il y a un souci.

2. L’Empathique

Chaleureux, sensible, il est attentif aux autres et inspire confiance. Il connaît toutes les petites histoires du service et sait créer de l’harmonie. Il demande à ce que l’on valorise sa personne et non ses résultats. Il aime être entouré, toucher, sentir, entendre, avoir une déco personnalisée ou des photos de famille sur son bureau (à négocier dans un open-space).

>> Ses besoins :la reconnaissance de soi et le  » self cocooning « . Ne pas hésiter à le complimenter, sur ses actions, à lui parler de ses enfants, de ses loisirs, sans omettre de lui dire bonjour, il se vexerait. 

Pour le féliciter : « Merci de ta présence lors de la discussion. Qu’est-ce qu’on ferait si tu n’étais pas là! ».

Pour le recadrer : « Si je te reçois, c’est pour te parler. N’y vois aucune attaque personnelle ». Mieux vaut être précautionneux car il se sentira vite dans le viseur.

3. Le Rêveur

Il est doué d’un fort pouvoir de concentration, d’imagination et d’introspection. Silencieux et capable de supporter les silences des autres, il est un atout en négociation. Il a la patience de rechercher les erreurs dans un dossier touffu. On peut aussi lui donner des tâches abstraites (maniement de chiffres, compilation, problèmes complexes…).

>> Ses besoins : le calme et la solitude. 

Pour le féliciter : « Merci, grâce à ta perspicacité, on a trouvé la solution ». S’il ne quête pas le compliment, il ne faut pas l’oublier car il a l’impression d’être plus lent que les autres.

Pour le recadrer : « Donne-moi, s’il te plaît, une explication sur ce dossier incomplet ! ». Le mode impératif, sur un ton sec, est le meilleur moyen de se faire entendre de lui tant il est souvent perdu dans ses pensées.

4. Le Promoteur

Bourré de ressource, adaptable, il adore les challenges et les empoigne pour gagner. Il va vers la prise de risque sur des projets ambitieux. C’est le défricheur idéal, d’un nouveau sujet, d’un nouveau marché, d’un nouveau pays. Persuasif, il peut réveiller l’équipe et l’entraîner.

>> Ses besoins: les défis et les sensations fortes 

Pour le féliciter : « Bravo pour avoir décroché ce client que l’on rêvait d’avoir! »

Pour le recadrer : « Ce n’est pas ce dont nous avions convenu. Il est inadmissible que tu ailles si loin, et ça me met hors de moi ». Oser exprimer une colère assertive, celle qui pose des limites sans casser autrui , elle freinera ce casse-cou qui n’est pas rancunier.

5. Le Rebelle ou Joueur

Spontané, créatif, ludique et aux aguets de la nouveauté, il a soif de rencontres et de brainstormings. Il circule dans les couloirs, raconte la blague du jour, zappe d’une tâche à l’autre, adore animer les réunions et noircir les paperboards. Un boute-en-train, apte à détendre l’atmosphère mais qui a tendance, au moindre pépin, à rejeter la faute sur les autres.

>> Ses besoins : les contacts, le partage et les stimuli 

Pour le féliciter :  » Je te remercie de cette super idée hors cadre. » Cela l’encouragera à se concentrer pour inventer plutôt qu’à s’éparpiller tous azimuts.

Pour le recadrer : « Cela ne va pas, parce que… ». Rester dans le classique, tant pis s’il se referme, il aura entendu ce qu’il lui faut améliorer.

6. Le Persévérant

Très engagé, observateur, consciencieux, il réclame de l’écoute car il a de fortes convictions. Sinon, il prendra la parole et ne la lâchera pas. Loyal, il défend les valeurs de l’équipe et se défonce pour ses collègues malmenés. Pour lui ce qu’il croit juste est la vérité. Du coup, il argumentera très bien un dossier devant la direction. Il a envie d’être reconnu autant pour son investissement (temps passé, finitions, originalité etc.) que pour la qualité de son travail.

>> Ses besoins : le respect de son avis et de son implication. 

Pour le féliciter : « C’est génial ton rapport, tu y as introduit de bonnes idées. Et tu les as tenues jusqu’au bout ».

Pour le recadrer : « Cela ne correspond pas à mon niveau d’exigence, voilà ce que j’attends de toi… » « Ce n’est pas mal, mais aurais-tu d’autres pistes que tu pourrais étayer ? ». Eviter la critique directe, il se sentirait jugé et partirait en croisade sur ses opinions, quitte à claquer la porte.

Après ces quelques considérations, voici les résultats de mon test réalisé cette semaine à l’Institut REPERE lors de la formation:

BASE Empathique, PHASE Rebelle….!

(1) établie par le psychologue américain Taibi Kahler dans les années 70, avec le soutien de la Nasa qui a utilisé ce modèle pour sélectionner des profils d’astronautes aptes à travailler ensemble

Par Marie-Madeleine Sève, publié le 04/03/2014 sur l’EXPRESS

Optez pour l’Effet Cumulé. Ne remettez plus à après..!

Comment de petites décisions peuvent totalement changer votre vie ?

Découvrez comment de petits choix insignifiants peuvent avoir des résultats significatifs dans tous les aspects de votre vie.

Nous voudrions tous briller dans un domaine, attirer l’attention ; mais chez la plupart ce désir est fugitif et facile à faire taire : « je ferai ça plus tard ». Le problème réside dans notre approche pour concrétiser ce qu’on souhaite.

Darren Hardy, auteur et ex-éditeur du magazine Success, a écrit « L’effet cumulé », un livre qui propose une nouvelle manière d’atteindre vos objectifs et devenir plus performant.

En prêtant attention à toutes vos petites décisions et en faisant les bons choix, vous pouvez avoir des changements durables et insoupçonnés grâce à l’effet cumulé.

Changer sa vision du long-terme

L’histoire du centime magique

Si vous aviez le choix entre 3 millions d’euros maintenant ou un centime magique qui doublera sa valeur pendant 31 jours, que choisiriez-vous ?

En faisant le calcul, le centime magique vaut au 31e jour plus de 10 millions d’euros. C’est l’effet cumulé : des petits choix intelligents qui, appliqués constamment, vont se transformer en de changements massifs.

Plus un bon choix est fait tôt — comme épargner — plus les intérêts composés auront le temps de produire ses effets. Faire de bons choix régulièrement portera toujours ses fruits à long-terme. Il s’agit de repérer les opportunités.

Le pouvoir de nos choix et de nos habitudes

« Bien que les résultats soient massifs, les étapes, sur le moment, n’ont pas l’air importantes. Les changements opérés [par l’effet cumulé] sont si subtils qu’ils sont presque imperceptibles. » — Darren Hardy

Prenons trois amis. Le premier est content dans sa vie, et il se complaît dans le confort en maintenant son statu quo. Le second veut juste s’amuser et il prend beaucoup de mauvaises habitudes (TV, alcool). Le troisième veut réussir, il décide de prendre de bonnes habitudes (lecture, sport).

Dans les premiers mois, on peut commencer à voir les premiers effets, mais qu’en serait-il dans 30 mois ?

Chaque décision que vous prenez peut façonner positivement ou négativement votre avenir. Ainsi, il ne faut jamais se reposer sur ses acquis et travailler constamment avant d’être en réussite. Il s’agit d’être visionnaire pour soi.

Transformer vos objectifs de vie en habitudes quotidiennes

« Vous ne changerez jamais votre vie jusqu’à ce que vous changiez quelque chose que vous faites au quotidien. Le secret de votre succès se trouve dans votre routine. » — Darren Hardy

Votre vie est un résultat direct des choix et décisions que vous faites. Parfois, ce sont celles qui semblent insignifiantes qui vous empêchent de réussir. Il suffit d’un petit moment d’inattention pour se laisser tenter par une sucrerie, une série pour réaliser que vous avez ruiné une journée.

Pour éviter cela, vous devez connecter vos décisions avec des objectifs clairs. Posez-vous la question : quels sont mes objectifs ? Et qu’est-ce qui pourrait me satisfaire ?

Ne soyez pas dans la demi-mesure et prenez tout ce dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs et essayer de les appliquer à votre vie quotidienne. Votre esprit commencera à apercevoir les opportunités devant lui.

Les Français lisent en moyenne 15 livres par an. Si vous lisez 30 min par jour, vous lirez 3 livres par mois —soit 36 livres par an. Une simple décision vous permettra de lire deux fois plus qu’un français moyen. Pensez-y.

Supprimer une mauvaise habitude

Vos valeurs agissent comme une boussole intérieure pour vous guider sur le succès à long-terme. Cela signifie rompre avec vos vieilles habitudes.

Un simple stylo et un bout de papier suffisent pour lister vos actions et repérer à partir de quandvos mauvaises habitudes (dépenses, divertissement) prennent le dessus. Avec le temps, cette prise de conscience vous fera changer d’habitude inconsciemment.

Si vous devez manger quelque chose après un repas, prenez un fruit pour un traitement plus sain. Lorsque vous vous apprêtez à faire une dépense peu utile, pensez à l’objet à l’argent physique dans votre main avant de céder. Être entouré par des personnes ayant des objectifs similaires aux vôtres peut aider à maintenir votre discipline quotidienne.

Rencontrer Monsieur Momentum

Créer une routine pour garder votre élan

Après avoir commencé à faire des changements pour cultiver de bonnes habitudes, à investir du temps dans les compétences que vous souhaitez, vous allez rencontrer Monsieur Momentum.

Chaque personne en réussite mesure l’importance de garder son élan, son momentum. Lorsqu’une fusée spatiale décolle, elle utilise une quantité énorme de carburant dans les premières minutes pour s’échapper de la gravité terrestre. Une fois l’espace atteint, la fusée consomme très peu d’énergie.

Le pouvoir du momentum consiste à garder des habitudes saines suffisamment longtemps pour avoir un rythme constant et naturel. En gardant cette allure, vous continuerez à prendre de bonnes décisions et commencer à évoluer.

Lorsque vous bâtissez votre momentum, la longueur du temps que vous passez n’est pas importante. Ce qui compte est que vous continuez de le faire. Garder son élan dans une routine quotidienne, réclame de l’autodiscipline et un plan pour écarter tout ce qui vous empêche de réaliser vos objectifs.

Contrôler vos influences

Pour garder l’effet cumulé, vous avez besoin de changer votre vision de la gratification instantanéepar vos valeurs essentielles, celles qui agissent comme un filtre à travers toutes les tentations et requêtes que vous recevez.

Quelles informations consommez-vous ? S’adonner au binge-watchingou consulter les médias de masse peut causer des ravages dans votre attitude. Qu’en serait-il si vous vous décidez de lire, d’écouter des conférences inspirantes (TEDx), de faire du sport ?

Quelles sont vos pensées ? Êtes-vous rationnel ou faites-vous vos choix en fonction de ce qui vous serait agréable à imaginer (wishful thinking) ? Êtes-vous dans la gratitude ou dans la complainte ? Vos pensées exercent une influence insoupçonnable dans vos décisions.

Quelles sont les personnes de votre entourage ? Vous êtes la synthèse des trois personnes que vous voyez le plus. Est-ce que ces personnes vous motivent et font de vous quelqu’un de bien ?

Assurez-vous que vos actions et choix soient tournés sur le long-terme afin d’éviter l’effet boule de neige — soit une mauvaise décision faite constamment qui entraînera à toujours plus de mauvaises décisions.

Dépasser progressivement les limites pour accélérer votre chemin vers la réussite

Le succès est rarement le fruit d’une seule idée éphémère, mais la somme de petites actions peu excitantes, peu attirantes. À court-terme, cela semble sans intérêt, mais sur le long terme, l’impact est considérable. Réussir rapidement et instantanément est une richesse qui ne repose sur aucune fondation solide.

Pendant votre progression, vous serez opposé à des limites personnelles. Ces obstacles représentent une opportunité pour vous d’obtenir des résultats plus rapides et multiplier votre succès.

Imaginez-vous réussir vos objectifs, projetez-vous dans ce futur. Grâce à votre autodiscipline, vous allez créer une dynamique pour progresser, repousser vos limites et récolter les bienfaits de l’effet cumulé grâce à des décisions judicieuses.

Le succès consiste à réaliser que vous êtes responsablede votre vie. Former des habitudes saines et productives, réaliser des progrès constants sur une période conséquente vont aboutir à des changements radicaux.

Comme la récolte de la grenade, l’effet cumulé suggère d’optimiser au mieux ses choix et de s’armer de patience pour récolter les bénéfices sur le long-terme.

La grenade pend à sa branche, presque mûre. Si vous la cueillez prématurément (gratification instantanée), elle sera dure et amère. Attendez que le fruit s’alourdisse, gorgé de jus (effets cumulés), et laissez faire la nature : il tombera de lui-même. Juste à point, il sera exquis.

Exprimez votre gratitude !

Les neurosciences le prouvent : pratiquer la gratitude au quotidien est un gage de bonne santé physique et relationnelle. 

Donner de soi après avoir reçu nous aide à résister au stress, mais aussi à prendre conscience que nous avons besoin des autres pour exister.

«Merci» : d’après le professeur de psychologie Robert Emmons, de l’université de Californie, aux États-Unis, ces cinq lettres peuvent changer nos vies.

Pas les mercis lancés machinalement pour une porte tenue ou une salière tendue; non : selon le psychologue, la gratitude est bienfaisante quand elle est exprimée en toute conscience, après être passée par deux étapes.

D’abord, la constatation du bien reçu – il peut être matériel (cadeau) ou immatériel (soutien moral, présence), et de son coût (l’effort qu’il a demandé). Ensuite, « la reconnaissance du fait que la source de ce bienfait se trouve en dehors de soi», indique le psychologue.

Source qui peut être une autre personne, mais aussi la vie elle-même.

Un regard positif sur la vie

Pour mesurer les effets réels de cette reconnaissance, Robert Emmons et son collègue Michael McCullough ont fait appel à plusieurs centaines de personnes qu’ils ont divisées en trois groupes.

Le premier tenait le journal de ses expériences quotidiennes; le deuxième, seulement des expériences désagréables; tandis que dans le troisième, chacun devait dresser la liste des événements dont il pouvait être reconnaissant.

Dix semaines plus tard, ce dernier groupe présentait l’état général le plus positif, enthousiaste au quotidien et optimiste sur l’avenir.

Mieux encore : ces personnes signalaient moins de soucis de santé et prenaient davantage soin d’elles-mêmes, notamment par la pratique d’activités sportives. Robert Emmons a aussi constaté une baisse du niveau de stress, une meilleure qualité du sommeil, une plus grande détermination, une performance accrue et une chute du risque de dépression.

Autant de bienfaits qui augmentent avec la pratique de l’exercice de gratitude. Plus souvent nous nous efforçons de relever nos raisons d’être reconnaissant, plus facilement nous en trouvons.

En outre, plus nous exprimons notre gratitude aux autres, plus nous en sommes appréciés, donc plus ils sont aimables, donc plus nous avons de raisons de leur être reconnaissant, etc.

C’est un cercle vertueux qui peut ne jamais être bouclé !

Comment ça marche ?

La gratitude « aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque», explique Robert Emmons.

Non que la gratitude anéantisse nos émotions négatives, elle incite plutôt à développer des émotions positives en nous concentrant sur nos chances.

L’objectif est de passer, comme l’exprime le philosophe et psychologue italien Piero Ferrucci, « de l’âpreté – je veux ça – à la gratitude – je suis heureux de ce que j’ai».

C’est ce qui fait dire à Michael McCullough que « la gratitude pourrait être une heureuse alternative au matérialisme, gangrène de nos sociétés hyperconsommatrices. »

Enfin, ajoute Robert Emmons, «pratiquer la gratitude détourne l’attention du moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent».

Cela permet de se décentrer : une attitude qui non seulement nous soulage de la pression que nous nous mettons à force d’attention à nous-même, mais qui nous fait également entrer dans une relation chaleureuse au monde et aux autres.

Une main tendue vers l’autre

« Remercier, c’est donner; rendre grâce, c’est partager, écrit André Comte-Sponville.Ce plaisir que je te dois, ce n’est pas pour moi seul. Cette joie, c’est la nôtre. »

Il y a, dans la gratitude, une main tendue vers l’autre en retour de son aide ou de son cadeau.

Ainsi, et comme le soulignait le philosophe Paul Ricœur, de la reconnaissance d’autrui en tant qu’être humain à la reconnaissance comme synonyme de gratitude, il n’y a qu’un pas : celui de la conscience que nous avons besoin les uns des autres pour exister.

C’est le regard de l’autre sur moi qui vient valider mon existence, puis confirmer ma valeur. Sans sa « reconnaissance», je ne suis rien.

Aristote déjà le disait : « L’homme qui est incapable de vivre en communauté ou qui n’en éprouve pas le besoin parce qu’il se suffit à lui-même, ne fait pas partie de la cité et par conséquent est une brute ou un dieu.»

Pour s’en convaincre, il suffit de se replonger dans la sensation éprouvée quand, après un service rendu, nous n’avons reçu aucun signe de remerciement.

L’ingratitude, ce «tombeau du bien», selon Alfred de Musset, est une blessure intime : comme si, plus que notre cadeau ou aide, c’était notre personne tout entière qui était niée.

Inversement, exprimer sa gratitude, c’est se fondre dans le grand bain de l’humanité, c’est accepter et s’inscrire avec joie dans la transmission.

Comme un acteur monté sur scène pour remercier à l’infini un césar dont on l’honore, lorsque nous faisons preuve de gratitude, nous constatons ce qui, en nous, « ne dépend pas de nous» : pensée éminemment stoïcienne et qui vient remplacer la vanité par l’humilité.

Ainsi les premières Pensées pour soi-même de Marc Aurèle vont-elles à ceux auxquels il dit devoir toutes ses qualités.

« De mon aïeul Vérus : le caractère honnête et l’égalité d’âme. De la réputation et du souvenir laissé par mon père : la conscience et la virilité…»

C’est, en outre, une occasion de prendre conscience de ses propres fragilités, ce qui aide à s’accepter tel que l’on est.

« La gratitude est par définition antihéroïque, note Piero Ferrucci, elle ne dépend pas de mon talent, de ma force ou de mon originalité.Elle repose sur ma capacité à être “vulnérable”, c’est-à-dire à accepter de me faire aider et à être content de recevoir ce soutien. »

Souhaitez-vous être heureux ou avoir raison ?

Ne trouvez-vous pas agaçant et inintelligent, les gens qui veulent toujours gagner une discussion dans une relation et ainsi se croire supérieurs à l’autre ?

Quel est le choix le plus élevé pour répondre à ce genre de personne sans augmenter le conflit, la séparation, déjà initié par eux ?

Et si vous êtes ce genre de personne, probablement que vous aurez l’intention, en lisant mon article, de vous croire supérieur à moi et pourtant, à ce que je sache, Dieu n’a pas créé de personne meilleure qu’une autre, mais des êtres qui s’expriment différemment.

  • Pouvons-nous voir leurs intentions secrètes et ainsi prendre conscience que nous pouvons être aussi contaminé, probablement sans s’en rendre compte, à cette pollution inutile qui nous empêche de bien s’entendre, de se connaître ?
  • Est-ce que la raison est l’intelligence ou l’absence d’intelligence ?

Avoir raison empêche votre évolution ainsi que la compréhension des situations et des gens

Avez-vous remarqué, lorsque vous êtes en conversation avec quelqu’un qui a comme intention d’avoir raison, qu’il n’est jamais conscient de ce qui se passe en lui et en vous ?

Est-ce qu’il est uniquement concentré à gagner, à avoir le dernier mot ? Il raisonne, il invente et il justifie toute sorte de chose pour tenter de prouver que vous avez tort et que lui a raison.

Quand l’autre vous dit « je te comprends » c’est souvent pour cacher son manque d’intention de vous comprendre et ainsi diriger la conversation sur lui, sur ses grandes connaissances, accumulation de mots, afin d’avoir raison et vous faire taire, car il ne s’intéresse pas à vous.

Rarement, il ne lui vient pas à l’esprit, que d’autre personne puisse avoir un autre point de vue, car il ne sait vraiment pas ce que signifie un point de vue.

Il répète ce qu’il a appris, les mots qu’il a accumulés, donc un passé qui est enfoui dans sa mémoire et non un point de vue extérieur ou intérieur, qui est toujours du présent, une conscience de ce qui est là.

La vérité n’a rien à voir avec ce que vous savez

Comment pouvez-vous évolué en conscience si votre raison empêche toute nouvelle information et compréhension dans la relation ?

En fait, ce que vous comprenez vraiment doit s’avérer vrai, car vrai est un mot que vous utilisez pour définir une chose que vous acceptez.

Par conséquent, ce que vous n’avez pas compris vous apparaîtra, au départ, faux.

Et vous ne pouvez pas comprendre quelqu’un (le passé), vous ne pouvez qu’avoir l’intention de comprendre quelqu’un (le présent).

Toutes les grandes innovations, trouvailles et découvertes proviennent d’une volonté et d’une capacité de ne pas avoir raison.

Et c’est ce qu’il vous faut à présent pour bien vous entendre dans vos relations, toutes vos relations.

D’où vient cette intention profonde, secrète de vouloir avoir raison coûte que coûte ?

Depuis votre naissance, vous avez été éduqué à vivre dans la peur, que vous croyez être l’amour.

Les gens vous ont conditionné, vous ont parlé de la survie du plus fort, de la victoire du plus puissant, des connaissances du plus instruit et du succès du plus rusé.

Mais rarement, vous avez entendu parler de la gloire du plus aimant, la reconnaissance du plus conscient, la sagesse du plus responsable et l’honnêteté du plus courageux.

Ainsi, vous vous efforcez, vous luttez afin d’être le plus fort, le plus puissant, le plus instruit, le plus rusé et si vous ne vous sentez pas à cette hauteur, à cette supériorité, dans une quelconque situation ou relation, alors vous craignez la perte, car tous vous ont dit, que les gens inférieurs étaient des perdants.

Par conséquent, pour protéger cette image, vous cherchez à avoir raison dans vos relations sans observer, sans prendre conscience, des conséquences conflictuels que vous créez.

Il n’y a que deux motivations profondes dans la vie

Par habitudes apprises, vos choix dans la vie sont parrainés par la peur, car c’est ce que votre enseignement vous a entré de force en vous par l’obéissance, la peur et la culpabilité.

Mais lorsque vos choix seront parrainés par l’amour, par ce qui est bien dans vos sentiments pour vous et l’autre, alors vous ferez plus que survivre, plus que gagner, plus que réussir.

Vous ferez la joyeuse expérience de la gloire de qui vous êtes véritablement, et de qui vous pouvez être.

Pour cela, vous devez absolument renoncer aux enseignements de vos éducateurs, de vos parents, de vos leaders, de vos gens titrés, bien intentionnés mais mal informés, et écouter les enseignements de ceux dont la sagesse vient d’une autre source.

Et vous êtes cette source quand vous ne doutez pas de vous et de vos choix libres provenant d’ailleurs.

Est-ce que la raison est une faculté de l’esprit ?

De nombreux éducateurs, politiciens, psychologues et grands penseurs vous ont dit que la raison est une faculté de l’esprit, mais ils ont tort.

La raison est une illusion que les gens instruits ont inventé afin de démontrer leur supériorité par l’accumulation de mots et ainsi vous faire croire qu’ils sont plus intelligents que les autres, meilleurs que les autres.

Vous êtes hypnotisés par leurs mots sans compréhension et sans intention de vous comprendre, et alors vous croyez qu’ils doivent s’y connaître dans les choses importantes de la vie. Je ne parle pas de choses techniques ici.

Ils ont défini l’intelligence par la raison et à voir le monde où nous vivons, les conflits, les guerres et les divisions, je me demande si cela est vraiment de l’intelligence !

Ces gens ont des postes clés dans nos sociétés et les conséquences en sont désastreuses.

La raison est une solution échappatoire en mots pour éviter de faire des actions directes dans les relations, et ainsi dicter ou ordonner aux autre de le faire à leur place.

  • Sans ces actions directes, comment les gens peuvent-ils créer leur propre sagesse et voir si leurs décisions apportent du bien en eux et aux autres ?
  • Comment peuvent-ils évoluer en conscience sans ces actions ?
  • Comment peuvent-ils prendre conscience de leurs erreurs, s’ils ne vivent pas l’expérience jusqu’au bout dans leur sentiment et ainsi faire un autre choix ?
  • Il ne peut pas avoir de nouveaux sentiments, de nouvelles vérités, sans la relation.

L’invention de l’égo ou de la raison

Ainsi, la raison est une mémoire accumulée par la peur et non par l’amour.

La raison est un ensemble de mots mémorisés afin de se justifier, de donner tort à l’autre, de juger l’autre, de se comparer avec l’autre, bref pour fuir la compréhension de soi-même et ainsi créer l’image de soi, l’égo.

L’égo est un mot qui signifie ce que nous ne sommes pas, ce que notre nature n’est pas. C’est en acceptant cela sans jugement, qu’un autre état d’être pénètre en nous sans le rechercher.

Et pour comprendre notre nature, nous devons avoir un choix et non nous faire dicter une croyance provenant des autres.

Alors en acceptant que l’égo ou la raison n’est pas notre nature, mais qu’elle doit être là, car en l’absence de choix, il ne peut y avoir de choix.

Ainsi notre imagination fait entrer en existence, ce que notre nature est.

Comment se libérer des gens qui se croient plus importants que vous ?

  • Pourquoi rester en conversation avec des gens qui ne cherchent que de diviser au lieu d’unir ? Est-ce que cela vous fait du bien ?
  • Quand vous prenez de plus en plus conscience de vous, est-ce possible que vous observez de plus en plus de gens qui cherchent à avoir raison ?
  • Est-ce qu’argumenter avec une personne est une indication de vouloir gagner la discussion ?
  • Vous avez raison et moi tort, mais qu’avez-vous pris conscience sur vous à vouloir gagner pour ne pas avoir peur de perdre la face et protéger votre égo, votre image ?
  • Est-ce que vous êtes plus qu’une image ?

Vous êtes critiqué(e) ?

Si vous êtes de ceux qu’on dit susceptibles, vous vivez sans doute très mal les commentaires sur votre personne ou sur vos actions.

Pourtant, les critiques sont salutaires car elles nous font progresser.

Pour accepter d’être critiqué, il est utile de se répéter que la critique parle autant de celui qui la formule que de celui qui la reçoit, l’enfantine tirade « c’est celui qui dit qui l’est » est d’une grande pertinence.

Cette petite astuce vous permettra de prendre le rôle de l’observateur (Que me dit-il de lui/d’elle ?) et d’être en peu en recul par rapport à ce qui se passe (ne pas être dans l’émotion au moment de la réception).

La critique parle de celui qui la formule

Si vous acceptez au moins comme une hypothèse de travail que l’autre vient vous chercher sur ses propres fragilités/obsessions vous aurez gagné un peu de confort.

Quand quelqu’un s’exprime par le jugement « Ce n’est pas très intéressant ce que tu nous dit », ce qu’il avoue en fait c’est qu’il se juge lui-même le plus souvent, qu’il se questionne sur sa propre capacité à intéresser les autres dans ce contexte ou dans un autre.

Il s’interroge à un tel point qu’il ne voit le monde qu’à travers ce prisme.

La critique parle de celui qui la reçoit

Il y a la critique en soi c’est à dire le fait d’être critiqué et le contenu de la critique.

« Etre critiqué » c’est être pris en flagrant délit d’imperfection. Comme si la perfection était humaine !

Accepter la critique c’est tout d’abord renoncer à la toute-puissance sur soi et sur le monde (on ne contrôle pas tout, même ce qui est censé dépendre de nous) et ce que dit en elle-même la critique.

Après tout c’est peut être tout à fait vrai que ce que vous dites est inintéressant.

Voilà donc une façon de progresser.

Et si c’était vrai ?

Que pourriez-vous faire pour que le contenu soit plus attractif !

Nos ennemis sont nos meilleurs « amis », ceux qui nous aident à être meilleurs.

Nos amis nous aiment pour ce que nous sommes.

Quatre comportements possibles face à la critique

Face à la critique, on a le choix entre plusieurs comportements.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais comportement mais une réaction adaptée ou non à une situation et à un objectif.

S’en tenir à un seul comportement est signe de rigidité, ce qui ne laisse pas beaucoup de place à la souplesse nécessaire aux relations humaines.

1) Fuir la critique comme une menace

La critique peut être tellement insupportable dans sa forme (elle est hurlée et menaçante) ou dans son fond (désir de détruire l’autre) qu’il est parfois souhaitable de prendre la fuite.

On peut fuir par le regard (baisser les yeux, se détourner) ou tout simplement en sortant d’une pièce.

Ne pas regarder c’est refuser de jouer un jeu qui nous déplaît.

Elle peut également être tout à fait inoffensive et sans intention de nuire.

« Fuir » c’est renoncer tout d’abord à se faire face (Que suis-je en train de fuir ?) et accorder à l’autre un très grand pouvoir sur nous-mêmes (il a le pouvoir de me faire du mal).

2) Attaquer pour dissuader

Quand on attaque il faut être sûr d’avoir le dessus.

Voilà pourquoi si vous êtes quelqu’un de particulièrement gentil, inoffensif et attentionné vous servirez d’exutoire à ceux qui encaissent les critiques des autres sans jamais rien dire.

Si vous êtes de ceux qui attaquent, vous avez peut-être compris que l’attaque est une stratégie de défense efficace : « Ne pas s’approcher, chien méchant » écrit-on pour dissuader l’intrus. Généralement cela fonctionne et même un peu trop puisque personne ne vient plus jamais vous parler ni pour vous critiquer ni pour partager.

3) Manipuler par stratégie

La « manipulation » va de l’humour à l’intimidation.

Tout le monde n’en est pas capable, cela demande un certain goût pour le jeu.

Dans le meilleur cas on parlera de « recadrage », c’est-à-dire changer le contexte d’une proposition pour lui donner un autre sens.

Imaginons quelqu’un qui vous klaxonne d’une façon continue et insistante (1 klaxon).

Si vous répondez sur un rythme différent (1, 2,3 ) chaque fois qu’il s’arrête.

Il ne klaxonne plus il fait de la musique avec vous !

Mais ce peut-être aussi « intimider ».

On vous dit « Tu n’es pas à l’heure » et vous répondez « Quelle heure était-il hier quand tu t’es absenté ? ».

4) S’affirmer et être constructif

On peut aussi décider de ne pas accepter la critique en son état et demander son droit à rectification.

Voici comment s’y prendre pour construire du positif à partir d’une critique (c’est le même processus si vous souhaitez formuler une critique).

a) Décrire ce qui vous gêne en vous appuyant sur des faits précis. Ex : « J’étais concentré sur mon travail, tu es entré sans frapper pour me dire « texte de la critique ». C’est aussi la façon dont sont énoncées les choses qui posent problème.

b) Exprimer les conséquences négatives du comportement qui vous gêne. Ex : « Quand je suis interrompu dans mon travail cela me met en colère et je ne peux ni écouter ni entendre ce qu’on me dit » ou « Quand je suis critiqué, je me sens attaqué et cela me démotive ».

c) Proposer des solutions. Ex : « Quand tu as des commentaires à faire sur mon travail, mon comportement, je préfère que tu le fasses quand nous sommes seuls » ou « je souhaite que tu commences par ce qui fonctionne bien » ou « j’ai besoin que tu me dises clairement ce que tu attends de moi à la place. »

d) Exposer les conséquences positives pour tous. Ex : « Si tu fais cela alors je pense que je serai capable d’accueillir positivement tes critiques et que tu pourras également exprimer ce qui te gêne ».

La critique peut donc être vécue comme une occasion de progresser et de faire progresser la relation à condition naturellement d’en avoir envie.