5 clés pour créer votre chance

Chacun peut décider, dès à présent, d’accroître son potentiel de chance.

Selon Philippe GABILLIET, dans un article publié sur huffingtonpost.fr le 30 Septembre 2015, tout reste entre vos mains..!

Parmi les nombreux facteurs pouvant expliquer la réussite ou le bonheur, le facteur « chance » occupe une place à part.

Chacun de nous expérimente un jour ou l’autre l’irruption, dans sa vie, d’un événement fortuit, inattendu, et qui se révèle comme tout à fait providentiel. Il peut s’agir d’une rencontre, d’une information, d’un concours de circonstances ou d’un incident quelconque.

Paradoxalement, cet événement peut avoir été positif et heureux, ou au contraire tout à fait malencontreux et dramatique (accident, rupture, échec) et initialement considéré comme un coup de malchance. 

Mais le coup de chance isolé est souvent aussi extraordinaire qu’isolé ; que l’on gagne au Loto, que l’on échappe par miracle à un crash aérien en ratant l’avion à la dernière minute ou que l’on se retrouve nez-à-nez, à l’autre bout du monde, sur un copain d’école perdu de vue depuis trente ans, tout cela ne renvoie qu’au mystère des probabilités et des statistiques.

Beaucoup plus intéressante est la « chance » récurrente et durable, celle dite des personnalités chanceuses.

Ce mécanisme semble démontrer l’existence d’une capacité à attirer les opportunités de vie inattendues et à s’y ajuster de façon optimale, créant ainsi cette image d’une aura de « chance » qui leur colle à la peau, voire qui contamine leur environnement, les transformant en une sorte des porte-bonheurs ambulants…

  • A quoi reconnaît-on ces personnalités chanceuses ?
  • Et est-il possible pour chacun de développer son propre « potentiel de chance »?

Les divers travaux contemporains sur le sujet conduisent à dégager cinq attitudes et comportements propres à accroître notablement, surtout lorsqu’on les additionne, notre « capital chance ».

1) La chance est tout d’abord le produit d’une disponibilité intérieure

Comme disait Louis Pasteur, « La chance ne favorise que les esprits préparés ». Car pour la rencontrer, encore faut-il l’attendre. Les personnes chanceuses sont en fait, plus souvent que la moyenne, dans un état d’attention extrême face à ce qui se passe autour d’elles. Avoir de la chance, c’est d’abord l’art de se tenir prêt à rencontrer de l’inattendu, sous toutes ses formes. C’est cette disponibilité, cette mise en marche du radar intérieur qui permet d’ailleurs à un mécanisme comme l’intuition de se déclencher à intervalles réguliers face à des décisions à prendre. Cette disponibilité passe aussi par une affirmation claire de son identité de chanceux, et l’attente permanente de toute matière première de vie, heureuse ou malheureuse, fournie par les caprices du hasard.

2) La chance est aussi une affaire de connexion avec les autres

Impossible de rencontrer la chance dans la solitude, l’isolement et l’absence de toute vie sociale. Car l’inattendu, qu’il s’agisse de rencontres ou d’informations, est une matière première qui doit circuler. De ce point de vue, la meilleure façon pour rencontrer des opportunités inattendues est d’aider les autres (en particulier ceux dont on a besoin ou que l’on apprécie, tout simplement) à faire de même. Les chanceux réguliers sont des passeurs d’opportunités, des fournisseurs d’occasions qui portent chance aux autres. Ils mettent régulièrement les autres en relation avec des personnes utiles ou intéressantes pour eux, mais que ces derniers n’auraient jamais rencontré sans l’intervention de ces « anges de la chance ». Bref, pour réactiver son propre cycle de chance, pourquoi ne pas chercher à être désormais une chance pour les autres ?

3) Parce que le sort est capricieux, les chanceux sont souvent experts en recyclage de malchance

Car eux aussi doivent parfois faire face à la fatalité, à l’épreuve totalement inattendue, à l’accident de parcours qui vient perturber durablement le scénario de réussite qui était en train de se jouer. Pour les personnalités chanceuses, les coups de malchance sont une réalité comme les autres. Désagréable certes, mais que l’on peut tenter d’optimiser, à partir de laquelle on peut tenter de rebondir. Car les épreuves les plus inattendues peuvent receler des bénéfices cachés, ou plutôt des avantages décalés dans le temps ; mais ceux-ci ne se révéleront que plus tard, quand le deuil aura été fait, quand le contexte aura bougé, quand on aura mûri soi-même, voire quand on sera passé à autre chose.

4) La chance durable attire d’autant plus les événements fortuits favorables qu’elle leur offre une direction intérieure, celle de l’intention créatrice

« L’intention organise sa propre réalisation » affirme le médecin indien Deepak Chopra. L’occasion inattendue a donc tendance à trouver en priorité ceux qui sauront l’utiliser au mieux. Certes le coup de chance isolé peut frapper par surprise, même si on n’est pas prêt à la recevoir. Mais rien n’est plus triste qu’une opportunité inattendue (coup de foudre, gain inespéré, demande de service) qui reste sans suite faute d’un projet, d’un rêve, d’un désir propre à qui donne sa consistance. A certains se lamentant sur leur malchance, on a parfois envie de dire : « Même si tu avais eu de la chance, qu’en aurais-tu fait ? »

5) Enfin, il n’existe guère de chance qui soit à la fois durable et passive

Et le facteur déclenchant, pour les personnalités chanceuses, est presque toujours le passage à l’action. « Il peut arriver des choses à ceux qui attendent, mais uniquement celles laissées par ceux qui ont foncé », écrivait Abraham Lincoln. Car le chanceux récurrent est audacieux. Il fait confiance aux événements et fait le pari de l’action. Il n’hésite pas à demander, même s’il n’est pas sûr d’être entendu ; il essaye, même s’il n’est pas totalement prêt ; il fait confiance, quitte parfois à être trompé, etc. « Le jour où tu décides d’agir, ce jour-là est ton jour de chance » nous rappelle un vieux dicton coréen. Notre zone de confort est souvent une zone de non-chance, c’est-à-dire un endroit douillet mais un peu routinier, marqué par les habitudes et la précaution ; et donc un endroit où il ne se passe pas grand-chose d’inattendu.

Derrière chacun de ces cinq principes simples se cachent des décisions de changement. Chacun peut décider, dès à présent, d’accroître son potentiel de chance.

Mais au final, tout reste entre nos mains.

A ceux qui me demandent parfois : « Si on fait tout ce que vous nous dites, vous nous garantissez qu’on aura davantage de chance« , je ne peux que répondre : « Non. Si vous faites tout cela, il va simplement commencer à arriver des choses inattendues dans votre vie. Mais pour ce qui est de les transformer en chance véritable, cela restera à vous de jouer ! ».

Les bonnes questions pour changer de vie …!

Voici 25 questions qui vont peut-être bouleverser votre vie…!

Comment faire le point avec soi-même et changer sa vie ? Ces 25 questions éveilleront peut-être en vous une réflexion… 

Faites le point sur votre vie

Faire le point avec soi-même ? Pas évident quand sa vie ressemble plus à un sprint qu’à une promenade de santé ! Tous les jours, nous fonçons tête baissée et prenons les événements comme ils viennent, sans prendre de recul. Et quand bien même nous nous poserions des questions… il y a de fortes chances pour que ce soit notre « tyran » intérieur qui nous les dicte, sans aucune objectivité !

Prenez le temps de lire les questions qui suivent. Elles éveilleront peut-être en vous une réflexion dans l’immédiat, ou plus tard.

  1. Quelles activités ai-je mises de côté par manque de temps ?
  2. Quelle est ma plus grande source de stress ? Quelles actions puis-je mettre en place pour y faire face ?
  3. Au quotidien, qu’est-ce qui me donne de l’énergie ? Qu’est-ce qui, au contraire, me ralentit ou me vide de cette énergie ?
  4. Qu’ai-je appris d’essentiel au cours de cette dernière année ?
  5. Pourquoi j’ai choisi le métier que j’exerce aujourd’hui ? Le recommanderais-je à mon enfant ?
  6. Si j’avais la possibilité de reprendre ma vie depuis le début, je changerais quoi ? 
  7. A quoi ressemble ma journée idéale ?
  8. De quoi suis-je le plus fier(e) ?
  9. Après ma mort, qu’aimerais-je que les gens retiennent de moi ?
  10. Qu’est-ce que je veux laisser à la postérité ?
  11. Qui j’admire ? Pourquoi ?
  12. Quelle est la citation qui m’inspire le plus ?
  13. De quoi ai-je le plus peur ?
  14. Quelle est ma qualité principale ?
  15. Comment mes amis pourraient-ils me décrire ?
  16. Si je devais nommer 5 choses pour lesquelles je suis reconnaissant(e) aujourd’hui, quelles seraient-elles ?
  17. Quels sont les compliments que j’ai reçus et qui m’ont profondément touché(e) ?
  18. Quels sont les personnes autour de moi qui font de moi une « meilleure personne » ?
  19. Qu’aimerais-je dire aux personnes que j’aime ?
  20. Qu’ai-je à pardonner ou à me faire pardonner ?
  21. Quels sont les meilleurs conseils que l’on m’ait donnés ?
  22. Où et avec qui je me sens le plus moi-même ?
  23. Quelle est la tenue vestimentaire qui me ressemble le plus ?
  24. Si je devais garder seulement 5 objets, quels seraient-ils ?
  25. Si j’étais président(e), quelle serait la première mesure que je prendrais ?

La ProcessCom et vous !

Besoin de sensations fortes, de reconnaissance ou de solitude…

Chacun dans l’équipe a des moteurs puissants qui l’aident à s’épanouir au travail et à rester efficace.

Comment les repérer et les stimuler ?

D’après la méthode d’analyse ProcessCom®(1), mère de beaucoup d’autres, on distingue six profils de personnalité, dont l’un domine chez chacun de nous.

Le manager a intérêt à les connaitre, afin de cerner les besoins psychologiques de ses collaborateurs et de les nourrir de façon adaptée.

Objectif : booster leur motivation, faire baisser la pression individuelle et insuffler un état d’esprit positif dans l’équipe.

Mode d’emploi:

1. Le Travaillomane

Logique, rationnel, responsable, il fonctionne par étapes, soucieux d’avoir des directives claires et des échéances. Il excelle dans les travaux qui exigent de l’analyse et/ou de la synthèse, des tableaux, des compte-rendus. Avec son sens de l’organisation, il rappelle le timing et l’ordre du jour en réunion. Il veut être reconnu sur sa capacité à bien réfléchir, à bien réaliser et à soigner les détails.

>> Ses besoins: la perfection et la structuration du temps 

Pour le féliciter : « Bravo, bon boulot. C’est construit, charpenté, impeccable ». Souligner le travail bien effectué, en s’appuyant sur des faits, sans en rajouter.

Pour le recadrer :  » Le dossier Y n’a pas été rendu à l’heure puisque tu me l’as apporté vendredi à 17h, ce qui ne m’a pas permis de le traiter dans la foulée… » Démontrer, avec des références concrètes, en quoi il y a un souci.

2. L’Empathique

Chaleureux, sensible, il est attentif aux autres et inspire confiance. Il connaît toutes les petites histoires du service et sait créer de l’harmonie. Il demande à ce que l’on valorise sa personne et non ses résultats. Il aime être entouré, toucher, sentir, entendre, avoir une déco personnalisée ou des photos de famille sur son bureau (à négocier dans un open-space).

>> Ses besoins :la reconnaissance de soi et le  » self cocooning « . Ne pas hésiter à le complimenter, sur ses actions, à lui parler de ses enfants, de ses loisirs, sans omettre de lui dire bonjour, il se vexerait. 

Pour le féliciter : « Merci de ta présence lors de la discussion. Qu’est-ce qu’on ferait si tu n’étais pas là! ».

Pour le recadrer : « Si je te reçois, c’est pour te parler. N’y vois aucune attaque personnelle ». Mieux vaut être précautionneux car il se sentira vite dans le viseur.

3. Le Rêveur

Il est doué d’un fort pouvoir de concentration, d’imagination et d’introspection. Silencieux et capable de supporter les silences des autres, il est un atout en négociation. Il a la patience de rechercher les erreurs dans un dossier touffu. On peut aussi lui donner des tâches abstraites (maniement de chiffres, compilation, problèmes complexes…).

>> Ses besoins : le calme et la solitude. 

Pour le féliciter : « Merci, grâce à ta perspicacité, on a trouvé la solution ». S’il ne quête pas le compliment, il ne faut pas l’oublier car il a l’impression d’être plus lent que les autres.

Pour le recadrer : « Donne-moi, s’il te plaît, une explication sur ce dossier incomplet ! ». Le mode impératif, sur un ton sec, est le meilleur moyen de se faire entendre de lui tant il est souvent perdu dans ses pensées.

4. Le Promoteur

Bourré de ressource, adaptable, il adore les challenges et les empoigne pour gagner. Il va vers la prise de risque sur des projets ambitieux. C’est le défricheur idéal, d’un nouveau sujet, d’un nouveau marché, d’un nouveau pays. Persuasif, il peut réveiller l’équipe et l’entraîner.

>> Ses besoins: les défis et les sensations fortes 

Pour le féliciter : « Bravo pour avoir décroché ce client que l’on rêvait d’avoir! »

Pour le recadrer : « Ce n’est pas ce dont nous avions convenu. Il est inadmissible que tu ailles si loin, et ça me met hors de moi ». Oser exprimer une colère assertive, celle qui pose des limites sans casser autrui , elle freinera ce casse-cou qui n’est pas rancunier.

5. Le Rebelle ou Joueur

Spontané, créatif, ludique et aux aguets de la nouveauté, il a soif de rencontres et de brainstormings. Il circule dans les couloirs, raconte la blague du jour, zappe d’une tâche à l’autre, adore animer les réunions et noircir les paperboards. Un boute-en-train, apte à détendre l’atmosphère mais qui a tendance, au moindre pépin, à rejeter la faute sur les autres.

>> Ses besoins : les contacts, le partage et les stimuli 

Pour le féliciter :  » Je te remercie de cette super idée hors cadre. » Cela l’encouragera à se concentrer pour inventer plutôt qu’à s’éparpiller tous azimuts.

Pour le recadrer : « Cela ne va pas, parce que… ». Rester dans le classique, tant pis s’il se referme, il aura entendu ce qu’il lui faut améliorer.

6. Le Persévérant

Très engagé, observateur, consciencieux, il réclame de l’écoute car il a de fortes convictions. Sinon, il prendra la parole et ne la lâchera pas. Loyal, il défend les valeurs de l’équipe et se défonce pour ses collègues malmenés. Pour lui ce qu’il croit juste est la vérité. Du coup, il argumentera très bien un dossier devant la direction. Il a envie d’être reconnu autant pour son investissement (temps passé, finitions, originalité etc.) que pour la qualité de son travail.

>> Ses besoins : le respect de son avis et de son implication. 

Pour le féliciter : « C’est génial ton rapport, tu y as introduit de bonnes idées. Et tu les as tenues jusqu’au bout ».

Pour le recadrer : « Cela ne correspond pas à mon niveau d’exigence, voilà ce que j’attends de toi… » « Ce n’est pas mal, mais aurais-tu d’autres pistes que tu pourrais étayer ? ». Eviter la critique directe, il se sentirait jugé et partirait en croisade sur ses opinions, quitte à claquer la porte.

Après ces quelques considérations, voici les résultats de mon test réalisé cette semaine à l’Institut REPERE lors de la formation:

BASE Empathique, PHASE Rebelle….!

(1) établie par le psychologue américain Taibi Kahler dans les années 70, avec le soutien de la Nasa qui a utilisé ce modèle pour sélectionner des profils d’astronautes aptes à travailler ensemble

Par Marie-Madeleine Sève, publié le 04/03/2014 sur l’EXPRESS

Optez pour l’Effet Cumulé. Ne remettez plus à après..!

Comment de petites décisions peuvent totalement changer votre vie ?

Découvrez comment de petits choix insignifiants peuvent avoir des résultats significatifs dans tous les aspects de votre vie.

Nous voudrions tous briller dans un domaine, attirer l’attention ; mais chez la plupart ce désir est fugitif et facile à faire taire : « je ferai ça plus tard ». Le problème réside dans notre approche pour concrétiser ce qu’on souhaite.

Darren Hardy, auteur et ex-éditeur du magazine Success, a écrit « L’effet cumulé », un livre qui propose une nouvelle manière d’atteindre vos objectifs et devenir plus performant.

En prêtant attention à toutes vos petites décisions et en faisant les bons choix, vous pouvez avoir des changements durables et insoupçonnés grâce à l’effet cumulé.

Changer sa vision du long-terme

L’histoire du centime magique

Si vous aviez le choix entre 3 millions d’euros maintenant ou un centime magique qui doublera sa valeur pendant 31 jours, que choisiriez-vous ?

En faisant le calcul, le centime magique vaut au 31e jour plus de 10 millions d’euros. C’est l’effet cumulé : des petits choix intelligents qui, appliqués constamment, vont se transformer en de changements massifs.

Plus un bon choix est fait tôt — comme épargner — plus les intérêts composés auront le temps de produire ses effets. Faire de bons choix régulièrement portera toujours ses fruits à long-terme. Il s’agit de repérer les opportunités.

Le pouvoir de nos choix et de nos habitudes

« Bien que les résultats soient massifs, les étapes, sur le moment, n’ont pas l’air importantes. Les changements opérés [par l’effet cumulé] sont si subtils qu’ils sont presque imperceptibles. » — Darren Hardy

Prenons trois amis. Le premier est content dans sa vie, et il se complaît dans le confort en maintenant son statu quo. Le second veut juste s’amuser et il prend beaucoup de mauvaises habitudes (TV, alcool). Le troisième veut réussir, il décide de prendre de bonnes habitudes (lecture, sport).

Dans les premiers mois, on peut commencer à voir les premiers effets, mais qu’en serait-il dans 30 mois ?

Chaque décision que vous prenez peut façonner positivement ou négativement votre avenir. Ainsi, il ne faut jamais se reposer sur ses acquis et travailler constamment avant d’être en réussite. Il s’agit d’être visionnaire pour soi.

Transformer vos objectifs de vie en habitudes quotidiennes

« Vous ne changerez jamais votre vie jusqu’à ce que vous changiez quelque chose que vous faites au quotidien. Le secret de votre succès se trouve dans votre routine. » — Darren Hardy

Votre vie est un résultat direct des choix et décisions que vous faites. Parfois, ce sont celles qui semblent insignifiantes qui vous empêchent de réussir. Il suffit d’un petit moment d’inattention pour se laisser tenter par une sucrerie, une série pour réaliser que vous avez ruiné une journée.

Pour éviter cela, vous devez connecter vos décisions avec des objectifs clairs. Posez-vous la question : quels sont mes objectifs ? Et qu’est-ce qui pourrait me satisfaire ?

Ne soyez pas dans la demi-mesure et prenez tout ce dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs et essayer de les appliquer à votre vie quotidienne. Votre esprit commencera à apercevoir les opportunités devant lui.

Les Français lisent en moyenne 15 livres par an. Si vous lisez 30 min par jour, vous lirez 3 livres par mois —soit 36 livres par an. Une simple décision vous permettra de lire deux fois plus qu’un français moyen. Pensez-y.

Supprimer une mauvaise habitude

Vos valeurs agissent comme une boussole intérieure pour vous guider sur le succès à long-terme. Cela signifie rompre avec vos vieilles habitudes.

Un simple stylo et un bout de papier suffisent pour lister vos actions et repérer à partir de quandvos mauvaises habitudes (dépenses, divertissement) prennent le dessus. Avec le temps, cette prise de conscience vous fera changer d’habitude inconsciemment.

Si vous devez manger quelque chose après un repas, prenez un fruit pour un traitement plus sain. Lorsque vous vous apprêtez à faire une dépense peu utile, pensez à l’objet à l’argent physique dans votre main avant de céder. Être entouré par des personnes ayant des objectifs similaires aux vôtres peut aider à maintenir votre discipline quotidienne.

Rencontrer Monsieur Momentum

Créer une routine pour garder votre élan

Après avoir commencé à faire des changements pour cultiver de bonnes habitudes, à investir du temps dans les compétences que vous souhaitez, vous allez rencontrer Monsieur Momentum.

Chaque personne en réussite mesure l’importance de garder son élan, son momentum. Lorsqu’une fusée spatiale décolle, elle utilise une quantité énorme de carburant dans les premières minutes pour s’échapper de la gravité terrestre. Une fois l’espace atteint, la fusée consomme très peu d’énergie.

Le pouvoir du momentum consiste à garder des habitudes saines suffisamment longtemps pour avoir un rythme constant et naturel. En gardant cette allure, vous continuerez à prendre de bonnes décisions et commencer à évoluer.

Lorsque vous bâtissez votre momentum, la longueur du temps que vous passez n’est pas importante. Ce qui compte est que vous continuez de le faire. Garder son élan dans une routine quotidienne, réclame de l’autodiscipline et un plan pour écarter tout ce qui vous empêche de réaliser vos objectifs.

Contrôler vos influences

Pour garder l’effet cumulé, vous avez besoin de changer votre vision de la gratification instantanéepar vos valeurs essentielles, celles qui agissent comme un filtre à travers toutes les tentations et requêtes que vous recevez.

Quelles informations consommez-vous ? S’adonner au binge-watchingou consulter les médias de masse peut causer des ravages dans votre attitude. Qu’en serait-il si vous vous décidez de lire, d’écouter des conférences inspirantes (TEDx), de faire du sport ?

Quelles sont vos pensées ? Êtes-vous rationnel ou faites-vous vos choix en fonction de ce qui vous serait agréable à imaginer (wishful thinking) ? Êtes-vous dans la gratitude ou dans la complainte ? Vos pensées exercent une influence insoupçonnable dans vos décisions.

Quelles sont les personnes de votre entourage ? Vous êtes la synthèse des trois personnes que vous voyez le plus. Est-ce que ces personnes vous motivent et font de vous quelqu’un de bien ?

Assurez-vous que vos actions et choix soient tournés sur le long-terme afin d’éviter l’effet boule de neige — soit une mauvaise décision faite constamment qui entraînera à toujours plus de mauvaises décisions.

Dépasser progressivement les limites pour accélérer votre chemin vers la réussite

Le succès est rarement le fruit d’une seule idée éphémère, mais la somme de petites actions peu excitantes, peu attirantes. À court-terme, cela semble sans intérêt, mais sur le long terme, l’impact est considérable. Réussir rapidement et instantanément est une richesse qui ne repose sur aucune fondation solide.

Pendant votre progression, vous serez opposé à des limites personnelles. Ces obstacles représentent une opportunité pour vous d’obtenir des résultats plus rapides et multiplier votre succès.

Imaginez-vous réussir vos objectifs, projetez-vous dans ce futur. Grâce à votre autodiscipline, vous allez créer une dynamique pour progresser, repousser vos limites et récolter les bienfaits de l’effet cumulé grâce à des décisions judicieuses.

Le succès consiste à réaliser que vous êtes responsablede votre vie. Former des habitudes saines et productives, réaliser des progrès constants sur une période conséquente vont aboutir à des changements radicaux.

Comme la récolte de la grenade, l’effet cumulé suggère d’optimiser au mieux ses choix et de s’armer de patience pour récolter les bénéfices sur le long-terme.

La grenade pend à sa branche, presque mûre. Si vous la cueillez prématurément (gratification instantanée), elle sera dure et amère. Attendez que le fruit s’alourdisse, gorgé de jus (effets cumulés), et laissez faire la nature : il tombera de lui-même. Juste à point, il sera exquis.

Exprimez votre gratitude !

Les neurosciences le prouvent : pratiquer la gratitude au quotidien est un gage de bonne santé physique et relationnelle. 

Donner de soi après avoir reçu nous aide à résister au stress, mais aussi à prendre conscience que nous avons besoin des autres pour exister.

«Merci» : d’après le professeur de psychologie Robert Emmons, de l’université de Californie, aux États-Unis, ces cinq lettres peuvent changer nos vies.

Pas les mercis lancés machinalement pour une porte tenue ou une salière tendue; non : selon le psychologue, la gratitude est bienfaisante quand elle est exprimée en toute conscience, après être passée par deux étapes.

D’abord, la constatation du bien reçu – il peut être matériel (cadeau) ou immatériel (soutien moral, présence), et de son coût (l’effort qu’il a demandé). Ensuite, « la reconnaissance du fait que la source de ce bienfait se trouve en dehors de soi», indique le psychologue.

Source qui peut être une autre personne, mais aussi la vie elle-même.

Un regard positif sur la vie

Pour mesurer les effets réels de cette reconnaissance, Robert Emmons et son collègue Michael McCullough ont fait appel à plusieurs centaines de personnes qu’ils ont divisées en trois groupes.

Le premier tenait le journal de ses expériences quotidiennes; le deuxième, seulement des expériences désagréables; tandis que dans le troisième, chacun devait dresser la liste des événements dont il pouvait être reconnaissant.

Dix semaines plus tard, ce dernier groupe présentait l’état général le plus positif, enthousiaste au quotidien et optimiste sur l’avenir.

Mieux encore : ces personnes signalaient moins de soucis de santé et prenaient davantage soin d’elles-mêmes, notamment par la pratique d’activités sportives. Robert Emmons a aussi constaté une baisse du niveau de stress, une meilleure qualité du sommeil, une plus grande détermination, une performance accrue et une chute du risque de dépression.

Autant de bienfaits qui augmentent avec la pratique de l’exercice de gratitude. Plus souvent nous nous efforçons de relever nos raisons d’être reconnaissant, plus facilement nous en trouvons.

En outre, plus nous exprimons notre gratitude aux autres, plus nous en sommes appréciés, donc plus ils sont aimables, donc plus nous avons de raisons de leur être reconnaissant, etc.

C’est un cercle vertueux qui peut ne jamais être bouclé !

Comment ça marche ?

La gratitude « aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque», explique Robert Emmons.

Non que la gratitude anéantisse nos émotions négatives, elle incite plutôt à développer des émotions positives en nous concentrant sur nos chances.

L’objectif est de passer, comme l’exprime le philosophe et psychologue italien Piero Ferrucci, « de l’âpreté – je veux ça – à la gratitude – je suis heureux de ce que j’ai».

C’est ce qui fait dire à Michael McCullough que « la gratitude pourrait être une heureuse alternative au matérialisme, gangrène de nos sociétés hyperconsommatrices. »

Enfin, ajoute Robert Emmons, «pratiquer la gratitude détourne l’attention du moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent».

Cela permet de se décentrer : une attitude qui non seulement nous soulage de la pression que nous nous mettons à force d’attention à nous-même, mais qui nous fait également entrer dans une relation chaleureuse au monde et aux autres.

Une main tendue vers l’autre

« Remercier, c’est donner; rendre grâce, c’est partager, écrit André Comte-Sponville.Ce plaisir que je te dois, ce n’est pas pour moi seul. Cette joie, c’est la nôtre. »

Il y a, dans la gratitude, une main tendue vers l’autre en retour de son aide ou de son cadeau.

Ainsi, et comme le soulignait le philosophe Paul Ricœur, de la reconnaissance d’autrui en tant qu’être humain à la reconnaissance comme synonyme de gratitude, il n’y a qu’un pas : celui de la conscience que nous avons besoin les uns des autres pour exister.

C’est le regard de l’autre sur moi qui vient valider mon existence, puis confirmer ma valeur. Sans sa « reconnaissance», je ne suis rien.

Aristote déjà le disait : « L’homme qui est incapable de vivre en communauté ou qui n’en éprouve pas le besoin parce qu’il se suffit à lui-même, ne fait pas partie de la cité et par conséquent est une brute ou un dieu.»

Pour s’en convaincre, il suffit de se replonger dans la sensation éprouvée quand, après un service rendu, nous n’avons reçu aucun signe de remerciement.

L’ingratitude, ce «tombeau du bien», selon Alfred de Musset, est une blessure intime : comme si, plus que notre cadeau ou aide, c’était notre personne tout entière qui était niée.

Inversement, exprimer sa gratitude, c’est se fondre dans le grand bain de l’humanité, c’est accepter et s’inscrire avec joie dans la transmission.

Comme un acteur monté sur scène pour remercier à l’infini un césar dont on l’honore, lorsque nous faisons preuve de gratitude, nous constatons ce qui, en nous, « ne dépend pas de nous» : pensée éminemment stoïcienne et qui vient remplacer la vanité par l’humilité.

Ainsi les premières Pensées pour soi-même de Marc Aurèle vont-elles à ceux auxquels il dit devoir toutes ses qualités.

« De mon aïeul Vérus : le caractère honnête et l’égalité d’âme. De la réputation et du souvenir laissé par mon père : la conscience et la virilité…»

C’est, en outre, une occasion de prendre conscience de ses propres fragilités, ce qui aide à s’accepter tel que l’on est.

« La gratitude est par définition antihéroïque, note Piero Ferrucci, elle ne dépend pas de mon talent, de ma force ou de mon originalité.Elle repose sur ma capacité à être “vulnérable”, c’est-à-dire à accepter de me faire aider et à être content de recevoir ce soutien. »

Souhaitez-vous être heureux ou avoir raison ?

Ne trouvez-vous pas agaçant et inintelligent, les gens qui veulent toujours gagner une discussion dans une relation et ainsi se croire supérieurs à l’autre ?

Quel est le choix le plus élevé pour répondre à ce genre de personne sans augmenter le conflit, la séparation, déjà initié par eux ?

Et si vous êtes ce genre de personne, probablement que vous aurez l’intention, en lisant mon article, de vous croire supérieur à moi et pourtant, à ce que je sache, Dieu n’a pas créé de personne meilleure qu’une autre, mais des êtres qui s’expriment différemment.

  • Pouvons-nous voir leurs intentions secrètes et ainsi prendre conscience que nous pouvons être aussi contaminé, probablement sans s’en rendre compte, à cette pollution inutile qui nous empêche de bien s’entendre, de se connaître ?
  • Est-ce que la raison est l’intelligence ou l’absence d’intelligence ?

Avoir raison empêche votre évolution ainsi que la compréhension des situations et des gens

Avez-vous remarqué, lorsque vous êtes en conversation avec quelqu’un qui a comme intention d’avoir raison, qu’il n’est jamais conscient de ce qui se passe en lui et en vous ?

Est-ce qu’il est uniquement concentré à gagner, à avoir le dernier mot ? Il raisonne, il invente et il justifie toute sorte de chose pour tenter de prouver que vous avez tort et que lui a raison.

Quand l’autre vous dit « je te comprends » c’est souvent pour cacher son manque d’intention de vous comprendre et ainsi diriger la conversation sur lui, sur ses grandes connaissances, accumulation de mots, afin d’avoir raison et vous faire taire, car il ne s’intéresse pas à vous.

Rarement, il ne lui vient pas à l’esprit, que d’autre personne puisse avoir un autre point de vue, car il ne sait vraiment pas ce que signifie un point de vue.

Il répète ce qu’il a appris, les mots qu’il a accumulés, donc un passé qui est enfoui dans sa mémoire et non un point de vue extérieur ou intérieur, qui est toujours du présent, une conscience de ce qui est là.

La vérité n’a rien à voir avec ce que vous savez

Comment pouvez-vous évolué en conscience si votre raison empêche toute nouvelle information et compréhension dans la relation ?

En fait, ce que vous comprenez vraiment doit s’avérer vrai, car vrai est un mot que vous utilisez pour définir une chose que vous acceptez.

Par conséquent, ce que vous n’avez pas compris vous apparaîtra, au départ, faux.

Et vous ne pouvez pas comprendre quelqu’un (le passé), vous ne pouvez qu’avoir l’intention de comprendre quelqu’un (le présent).

Toutes les grandes innovations, trouvailles et découvertes proviennent d’une volonté et d’une capacité de ne pas avoir raison.

Et c’est ce qu’il vous faut à présent pour bien vous entendre dans vos relations, toutes vos relations.

D’où vient cette intention profonde, secrète de vouloir avoir raison coûte que coûte ?

Depuis votre naissance, vous avez été éduqué à vivre dans la peur, que vous croyez être l’amour.

Les gens vous ont conditionné, vous ont parlé de la survie du plus fort, de la victoire du plus puissant, des connaissances du plus instruit et du succès du plus rusé.

Mais rarement, vous avez entendu parler de la gloire du plus aimant, la reconnaissance du plus conscient, la sagesse du plus responsable et l’honnêteté du plus courageux.

Ainsi, vous vous efforcez, vous luttez afin d’être le plus fort, le plus puissant, le plus instruit, le plus rusé et si vous ne vous sentez pas à cette hauteur, à cette supériorité, dans une quelconque situation ou relation, alors vous craignez la perte, car tous vous ont dit, que les gens inférieurs étaient des perdants.

Par conséquent, pour protéger cette image, vous cherchez à avoir raison dans vos relations sans observer, sans prendre conscience, des conséquences conflictuels que vous créez.

Il n’y a que deux motivations profondes dans la vie

Par habitudes apprises, vos choix dans la vie sont parrainés par la peur, car c’est ce que votre enseignement vous a entré de force en vous par l’obéissance, la peur et la culpabilité.

Mais lorsque vos choix seront parrainés par l’amour, par ce qui est bien dans vos sentiments pour vous et l’autre, alors vous ferez plus que survivre, plus que gagner, plus que réussir.

Vous ferez la joyeuse expérience de la gloire de qui vous êtes véritablement, et de qui vous pouvez être.

Pour cela, vous devez absolument renoncer aux enseignements de vos éducateurs, de vos parents, de vos leaders, de vos gens titrés, bien intentionnés mais mal informés, et écouter les enseignements de ceux dont la sagesse vient d’une autre source.

Et vous êtes cette source quand vous ne doutez pas de vous et de vos choix libres provenant d’ailleurs.

Est-ce que la raison est une faculté de l’esprit ?

De nombreux éducateurs, politiciens, psychologues et grands penseurs vous ont dit que la raison est une faculté de l’esprit, mais ils ont tort.

La raison est une illusion que les gens instruits ont inventé afin de démontrer leur supériorité par l’accumulation de mots et ainsi vous faire croire qu’ils sont plus intelligents que les autres, meilleurs que les autres.

Vous êtes hypnotisés par leurs mots sans compréhension et sans intention de vous comprendre, et alors vous croyez qu’ils doivent s’y connaître dans les choses importantes de la vie. Je ne parle pas de choses techniques ici.

Ils ont défini l’intelligence par la raison et à voir le monde où nous vivons, les conflits, les guerres et les divisions, je me demande si cela est vraiment de l’intelligence !

Ces gens ont des postes clés dans nos sociétés et les conséquences en sont désastreuses.

La raison est une solution échappatoire en mots pour éviter de faire des actions directes dans les relations, et ainsi dicter ou ordonner aux autre de le faire à leur place.

  • Sans ces actions directes, comment les gens peuvent-ils créer leur propre sagesse et voir si leurs décisions apportent du bien en eux et aux autres ?
  • Comment peuvent-ils évoluer en conscience sans ces actions ?
  • Comment peuvent-ils prendre conscience de leurs erreurs, s’ils ne vivent pas l’expérience jusqu’au bout dans leur sentiment et ainsi faire un autre choix ?
  • Il ne peut pas avoir de nouveaux sentiments, de nouvelles vérités, sans la relation.

L’invention de l’égo ou de la raison

Ainsi, la raison est une mémoire accumulée par la peur et non par l’amour.

La raison est un ensemble de mots mémorisés afin de se justifier, de donner tort à l’autre, de juger l’autre, de se comparer avec l’autre, bref pour fuir la compréhension de soi-même et ainsi créer l’image de soi, l’égo.

L’égo est un mot qui signifie ce que nous ne sommes pas, ce que notre nature n’est pas. C’est en acceptant cela sans jugement, qu’un autre état d’être pénètre en nous sans le rechercher.

Et pour comprendre notre nature, nous devons avoir un choix et non nous faire dicter une croyance provenant des autres.

Alors en acceptant que l’égo ou la raison n’est pas notre nature, mais qu’elle doit être là, car en l’absence de choix, il ne peut y avoir de choix.

Ainsi notre imagination fait entrer en existence, ce que notre nature est.

Comment se libérer des gens qui se croient plus importants que vous ?

  • Pourquoi rester en conversation avec des gens qui ne cherchent que de diviser au lieu d’unir ? Est-ce que cela vous fait du bien ?
  • Quand vous prenez de plus en plus conscience de vous, est-ce possible que vous observez de plus en plus de gens qui cherchent à avoir raison ?
  • Est-ce qu’argumenter avec une personne est une indication de vouloir gagner la discussion ?
  • Vous avez raison et moi tort, mais qu’avez-vous pris conscience sur vous à vouloir gagner pour ne pas avoir peur de perdre la face et protéger votre égo, votre image ?
  • Est-ce que vous êtes plus qu’une image ?

Vous êtes critiqué(e) ?

Si vous êtes de ceux qu’on dit susceptibles, vous vivez sans doute très mal les commentaires sur votre personne ou sur vos actions.

Pourtant, les critiques sont salutaires car elles nous font progresser.

Pour accepter d’être critiqué, il est utile de se répéter que la critique parle autant de celui qui la formule que de celui qui la reçoit, l’enfantine tirade « c’est celui qui dit qui l’est » est d’une grande pertinence.

Cette petite astuce vous permettra de prendre le rôle de l’observateur (Que me dit-il de lui/d’elle ?) et d’être en peu en recul par rapport à ce qui se passe (ne pas être dans l’émotion au moment de la réception).

La critique parle de celui qui la formule

Si vous acceptez au moins comme une hypothèse de travail que l’autre vient vous chercher sur ses propres fragilités/obsessions vous aurez gagné un peu de confort.

Quand quelqu’un s’exprime par le jugement « Ce n’est pas très intéressant ce que tu nous dit », ce qu’il avoue en fait c’est qu’il se juge lui-même le plus souvent, qu’il se questionne sur sa propre capacité à intéresser les autres dans ce contexte ou dans un autre.

Il s’interroge à un tel point qu’il ne voit le monde qu’à travers ce prisme.

La critique parle de celui qui la reçoit

Il y a la critique en soi c’est à dire le fait d’être critiqué et le contenu de la critique.

« Etre critiqué » c’est être pris en flagrant délit d’imperfection. Comme si la perfection était humaine !

Accepter la critique c’est tout d’abord renoncer à la toute-puissance sur soi et sur le monde (on ne contrôle pas tout, même ce qui est censé dépendre de nous) et ce que dit en elle-même la critique.

Après tout c’est peut être tout à fait vrai que ce que vous dites est inintéressant.

Voilà donc une façon de progresser.

Et si c’était vrai ?

Que pourriez-vous faire pour que le contenu soit plus attractif !

Nos ennemis sont nos meilleurs « amis », ceux qui nous aident à être meilleurs.

Nos amis nous aiment pour ce que nous sommes.

Quatre comportements possibles face à la critique

Face à la critique, on a le choix entre plusieurs comportements.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais comportement mais une réaction adaptée ou non à une situation et à un objectif.

S’en tenir à un seul comportement est signe de rigidité, ce qui ne laisse pas beaucoup de place à la souplesse nécessaire aux relations humaines.

1) Fuir la critique comme une menace

La critique peut être tellement insupportable dans sa forme (elle est hurlée et menaçante) ou dans son fond (désir de détruire l’autre) qu’il est parfois souhaitable de prendre la fuite.

On peut fuir par le regard (baisser les yeux, se détourner) ou tout simplement en sortant d’une pièce.

Ne pas regarder c’est refuser de jouer un jeu qui nous déplaît.

Elle peut également être tout à fait inoffensive et sans intention de nuire.

« Fuir » c’est renoncer tout d’abord à se faire face (Que suis-je en train de fuir ?) et accorder à l’autre un très grand pouvoir sur nous-mêmes (il a le pouvoir de me faire du mal).

2) Attaquer pour dissuader

Quand on attaque il faut être sûr d’avoir le dessus.

Voilà pourquoi si vous êtes quelqu’un de particulièrement gentil, inoffensif et attentionné vous servirez d’exutoire à ceux qui encaissent les critiques des autres sans jamais rien dire.

Si vous êtes de ceux qui attaquent, vous avez peut-être compris que l’attaque est une stratégie de défense efficace : « Ne pas s’approcher, chien méchant » écrit-on pour dissuader l’intrus. Généralement cela fonctionne et même un peu trop puisque personne ne vient plus jamais vous parler ni pour vous critiquer ni pour partager.

3) Manipuler par stratégie

La « manipulation » va de l’humour à l’intimidation.

Tout le monde n’en est pas capable, cela demande un certain goût pour le jeu.

Dans le meilleur cas on parlera de « recadrage », c’est-à-dire changer le contexte d’une proposition pour lui donner un autre sens.

Imaginons quelqu’un qui vous klaxonne d’une façon continue et insistante (1 klaxon).

Si vous répondez sur un rythme différent (1, 2,3 ) chaque fois qu’il s’arrête.

Il ne klaxonne plus il fait de la musique avec vous !

Mais ce peut-être aussi « intimider ».

On vous dit « Tu n’es pas à l’heure » et vous répondez « Quelle heure était-il hier quand tu t’es absenté ? ».

4) S’affirmer et être constructif

On peut aussi décider de ne pas accepter la critique en son état et demander son droit à rectification.

Voici comment s’y prendre pour construire du positif à partir d’une critique (c’est le même processus si vous souhaitez formuler une critique).

a) Décrire ce qui vous gêne en vous appuyant sur des faits précis. Ex : « J’étais concentré sur mon travail, tu es entré sans frapper pour me dire « texte de la critique ». C’est aussi la façon dont sont énoncées les choses qui posent problème.

b) Exprimer les conséquences négatives du comportement qui vous gêne. Ex : « Quand je suis interrompu dans mon travail cela me met en colère et je ne peux ni écouter ni entendre ce qu’on me dit » ou « Quand je suis critiqué, je me sens attaqué et cela me démotive ».

c) Proposer des solutions. Ex : « Quand tu as des commentaires à faire sur mon travail, mon comportement, je préfère que tu le fasses quand nous sommes seuls » ou « je souhaite que tu commences par ce qui fonctionne bien » ou « j’ai besoin que tu me dises clairement ce que tu attends de moi à la place. »

d) Exposer les conséquences positives pour tous. Ex : « Si tu fais cela alors je pense que je serai capable d’accueillir positivement tes critiques et que tu pourras également exprimer ce qui te gêne ».

La critique peut donc être vécue comme une occasion de progresser et de faire progresser la relation à condition naturellement d’en avoir envie.

Dynamisez votre équipe

Motiver son équipe est une tâche essentielle pour le manager.

Pas facile à réaliser car la bonne volonté et les recettes miracles ne suffisent plus.

Dans le contexte actuel, la compétence technique, qui a été longtemps valorisée, cède le pas à d’autres qualités purement managériales.

Ainsi le manager se doit d’adopter une nouvelle posture pour insuffler une vraie dynamique dans l’équipe.

Comprendre d’où provient le manque d’enthousiasme de ses collaborateurs est primordial.

Certes, chacun fait son travail mais sans plus, et s’il n’y a pas une réaction rapide, le climat ambiant risque de se détériorer rapidement.

Les raisons sont diverses et relèvent parfois de plusieurs facteurs qu’il s’agisse d’une surcharge de travail, d’un manque de reconnaissance, d’une réorganisation non concertée…

Elles ne sont pas toujours rationnelles, mais il faut les identifier rapidement car le manque de motivation va se traduire par une perte de confiance dans l’équipe et donc d’initiative et de créativité.

Insuffler une dynamique dans l’équipe va dépendre tout d’abord de la posture du manager.

Il doit redonner de la confiance en valorisant les missions de chacun, en prenant en compte leurs problèmes, y compris mineurs, ou les dysfonctionnements récurrents qui touchent leur quotidien, ce qui est un signe de respect à leur égard.

Un accès à l’informatique difficile compte tenu de problèmes récurrents de réseau, un photocopieur souvent en panne, des locaux insuffisamment chauffés… entrainent un manque de sérénité dans le travail.

Le manager se doit également d’être exemplaire dans son comportement et de faire preuve d’équité et de transparence dans son action.

Faciliter et développer les échanges avec les agents, leur donner un feedback sur leur travail, leur dire quand c’est bien, ce qui n’est pas toujours fait de façon spontanée et bien sûr quand ça ne va pas est important.

Ces signes d’encouragement montrent l’intérêt porté au travail de chacun.

Si la posture du manager est primordiale les agents attendent aussi un management qui soit davantage en phase avec les codes et les valeurs de la société actuelle.

Ceci est particulièrement vrai pour la génération Y.

La motivation est liée à plus d’autonomie dans la réalisation des objectifs fixés, la possibilité de prise d’initiative, plus de transversalité et plus de simplicité dans les relations hiérarchiques…

Ceci sous-entend que les règles de fonctionnement soient claires au niveau du service et si possible partagées par toute l’équipe.

Dynamiser l’équipe c’est aussi agir au niveau des compétences et créer les conditions pour assurer le développement personnel de chacun tant sur le plan professionnel que sur l’évolution de carrière.

Valoriser le savoir et le savoir-faire afin que chacun prenne conscience de son rôle, de la place qu’il occupe dans le fonctionnement de l’équipe, inciter à la formation, donner des perspectives d’évolution professionnelle feront du manager une personne impliquée dans la gestion de l’équipe et au cœur des préoccupations de ses agents, avec de toute évidence un effet positif.

Enfin avoir un projet pour fédérer l’équipe va donner du sens à l’action quotidienne et permettre aux agents de se retrouver autour de certaines valeurs qui prennent en compte la mixité intergénérationnelle.

C’est un moyen de lutter contre la démobilisation et de favoriser la confiance et la reconnaissance.

Insuffler une dynamique pour motiver l’équipe est un vrai challenge qui nécessite des réponses chaque fois appropriées qui vont d’ailleurs au-delà de celles évoquées.

Mettre en place des outils, des dispositifs c’est bien, mais ce qui est primordial dans une telle situation, c’est avant tout le rôle et l’implication du manager.

Tâche difficile et contraignante, il mérite d’être accompagné et mieux reconnu dans l’exercice de son métier.

Le petit chef a vécu, le manager est devenu aujourd’hui le personnage clé pour motiver l’équipe et la faire progresser.

Sport et Management…

Diriger une équipe sportive suppose d’appréhender motivations personnelles et cohérence de groupe, des problématiques bien connues des entrepreneurs.

Les codes sportifs, sources d’inspiration pour l’entreprise ?

Thierry Lardinoit, titulaire de la chaire de marketing sportif de l’ESSEC nous livre sur businessofeminin.com ses conseils, via une publication de Claire Bauchart:

1. Savoir gérer l’échec

Victoire et défaite font partie du système sportif.

Aucun athlète de haut niveau n’affiche un taux de réussite de 100%. Un champion du monde est parvenu à transformer l’échec. Cela est constitutif de sa performance. Un créateur d’entreprise doit posséder cette même capacité.

Autre dimension : un entraîneur sportif doit savoir appréhender les défaites d’une équipe.

Cette gestion s’appuie sur des dimensions très émotionnelles, ceci d’autant plus que la performance d’un groupe est parfois testée et mise sous les feux de la rampe médiatique plusieurs fois par semaine.

Un chef d’entreprise peut s’inspirer de ces techniques lorsque les succès ne sont pas au rendez-vous, même si les tensions sont souvent moins exacerbées que dans le sport tant que les salaires sont payés.

2. S’inspirer du mental des champions

Le créateur d’entreprise doit, comme le sportif de haut niveau s’astreindre à une hygiène de vie lui permettant d’être performant à court et long termes, que ce soit aux niveaux du sommeil, de la nourriture ou de l’alcool.

Le sportif de haut niveau cultive une motivation intrinsèque très forte : plus que le résultat, l’exercice de son activité à un niveau d’excellence est la source de sa motivation.

L’entrepreneur fonctionne à peu près de la même façon.

Un employé ne raisonne pas forcément comme cela : il est sans doute plus souvent animé par des motivations extrinsèques qui peuvent être, par exemple, la reconnaissance d’autrui ou le salaire.

3. Le sportif, source d’inspiration de l’entrepreneur

L’entrepreneur doit avoir les qualités d’un athlète de haut niveau : engagement, passion, capacité à apprendre et à transformer les échecs.

Le créateur d’entreprise doit également posséder une capacité à visualiser le succès, être ancré dans un cercle vertueux.

Entrepreneur et entraîneur ont également comme point commun d’être des personnages passionnés.

Mais c’est là qu’apparaît un point de divergence fondamental entre les deux univers : lorsque vous évoluez dans le monde du sport, tout le monde est transporté par son activité, que ce soit le sportif que vous dirigez ou le kinésithérapeute du club.

En entreprise, les gens que vous recrutez ne sont pas forcément passionnés par ce qu’ils font.

Les outils de management sont donc sensiblement différents que dans le monde du sport tout simplement parce que vous ne pouvez pas aller aussi loin avec des employés qu’avec des athlètes.

Ainsi, si l’entreprise, comme dans le sport, adopte des types de management directifs où les employés ont peu d’autonomie, on y trouve aussi des styles persuasifs avec plus d’autonomie.

Par contre, pour des approches plus participatives ou délégatives, les différences se marquent entre entreprises et sport.

En entreprise, les orientations et facteurs de performance sont définis par les managers, puis les équipes construisent les solutions.

Au niveau des sports collectifs, ça ne ne fonctionne pas comme cela : l’entraîneur définit les objectifs avec le club ou la fédération.

Les plans d’entrainement sont définis par l’équipe d’entraineurs…..par contre, une fois sur le terrain, la délégation est poussée très loin.

4. Gérer la cohérence du groupe

Un entraîneur d’une équipe de sport doit avoir des relais dans son équipe: des joueurs qui motivent leurs coéquipiers, font passer les messages clé et remontent également l’information. Cela permet d’avoir une gestion tactique, technique la plus efficiente et la plus positive possible.

5. L’intégrité à long terme de ses employés : une préoccupation majeure

Dans le monde du sport, le manager a une priorité : préserver l’intégrité de son athlète. Si ce-dernier est blessé physiquement ou moralement, il ne peut plus s’entraîner ni performer. L’outil de production est donc en panne.

Dans l’entreprise, bien que des évolutions soient à relever, on est encore très loin de ce genre de considérations.

On n’a jamais autant parlé de burn-out!

L’intégrité physique et mentale des salariés ne fait généralement pas partie des préoccupations premières. Dans l’univers sportif, au moindre coup de fatigue ou de blessure, les experts mettent directement en avant l’erreur éventuelle de l’entraîneur.

Or, l’entreprise s’est pourtant inspirée du sport, mais à d’autres niveaux : ceux de l’engagement, de la réussite individuelle, de la méritocratie.

Mais l’entreprise n’a fait que s’approprier la symbolique du sport, ce qui est visible : la performance au moment de la compétition.

Elle n’a pas intégré l’écosystème sportif en amont de la performance : les entraînements, la gestion délicate de l’intégrité physique et mentale des athlètes.

Fortes de ce constat, certaines structures ont développé ces dix dernières années des activités sportives pour leurs salariés, à l’instar de Coca-Cola.

Les managers se rendent compte qu’avoir une activité professionnelle sédentaire peut s’avérer nuisible pour l’entreprise. Des efforts sont également entrepris afin d’améliorer l’ergonomie du matériel utilisé.

6. Le sport, vecteur de l’esprit d’équipe en entreprise

Organiser des rencontres de football, de rugby ou autres entre équipes d’une entreprise peut s’avérer très bénéfique : le sport a cette particularité d’être à la fois un vecteur de proximité, de santé.

Qui dit sport (collectif) dit mouvement, qui dit mouvement dit corps et qui dit corps en mouvement dit contact physique. Il n’y a pas de vraie proximité sans contact physique. Le sport permet de générer des situations favorisant la proximité sociale et psychologique, cruciale pour le travail en équipes.

 7. De l’influence du marketing sportif en entreprise

Depuis 1928, Coca-Cola met le sport au cœur de sa stratégie commerciale. Ses managers ont compris que le sport permettait de renforcer l’attractivité des produits et des marques, a fortiori lorsque la valeur intrinsèque du produit est faible : il faut mettre de l’émotion autour d’une cannette de manière à la vendre à un prix optimum.

Puis, ils ont pensé qu’il fallait développer des valeurs cohérentes en interne, en mettant en place des activités sportives au sein de leurs structures.

Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises sont ainsi en connexion constante avec le monde du sport : les équipementiers par exemple.

Chez Adidas, la culture d’entreprise est très conviviale, directe, orientés résultat, facile sur le plan relationnel : l’entreprise s’est appropriée la culture du sport.

8. L’action : la meilleure façon d’apprendre

Les principes du sport peuvent grandement aider à guider la formation des futurs managers.

Premièrement, la meilleure façon d’apprendre est de faire. Ensuite, la théorie a toute son importance.

Un entraîneur sportif qui ne connaît rien à la biomécanique, ou à la psychologie, par exemples, va être très vite limité. Il en va de même pour les managers. On imagine très bien qu’un responsable marketing qui ne connait pas les modèles théoriques de marque navigue sans boussole.

Enfin, un chef d’équipe efficient est bien plus qu’un cerveau brillant. Le monde sportif a intégré cela depuis bien longtemps.

Les institutions formants les futurs cadres devraient en prendre pleinement conscience. : il n’est pas possible d’être performant sans être affuté sur le plan intellectuel, émotionnel et comportemental.

9. La règle comme préalable

Le monde du sport est fondamentalement attaché à la règle : sans elle, le jeu ne peut être respecté. La règle est constitutive de l’activité sportive.

Sa définition est un préalable au lancement de l’activité. Le grand public l’a bien intégré. C’est pour cela que des scandales hautement médiatisés apparaissent dès qu’il y a transgression.

A l’inverse, souvent, dans le monde économique, la règle apparaît en réaction lorsque des dérapages ont été constatés.

10. Ce que l’entreprise peut apprendre au sport

Le grand challenge auquel fait face le monde du sport consiste à réduire l’écart entre les valeurs affichées et celles réellement pratiquées.

Beaucoup d’organisations nationales ou internationales ne sont pas suffisamment focalisées sur leur core business.

Elles sont fortement concentrées sur la partie commerciale de leurs activités, vendre des droits médias par exemple, ou augmenter le nombre de pays participants à une compétition au détriment du développement de leur pratique sportive.

Or, une entreprise qui n’est pas focalisée sur son core business est en danger.

A ce titre, les mutations internes que mettent en place des organismes sportifs internationaux tels le CIO, l’UEFA, la FIBA ou World Rugby sont exemplaires

Le monde du sport doit donc apprendre du monde de l’entreprise à rester centré sur son business, d’en assurer la pérennité et faire en sorte que la pratique sportive soit mesurée comme le développement de n’importe quel produit.

Développez un mental de champion

Comme les sportifs de haut niveau, nous devons régulièrement atteindre des objectifs, gérer la pression ou réussir des négociations.

Sébastien Thomas est préparateur mental d’athlètes de haut niveau (équipe de France de ski, de biathlon, joueurs de tennis) depuis douze ans.

Il apprend aux sportifs à gérer leur stress, leur motivation, leurs pensées.

« En compétition, c’est le mental qui fait la différence« , explique l’auteur de Et si j’avais un mental de gagnant! aux éditions Eyrolles.

Or toutes ces techniques peuvent être transposées pour réussir sa vie professionnelle.

A son rythme, et avec ses propres objectifs.

Voici les 10 conseils que prône celui qui est également coach en entreprise : (les citations du livre sont en italique).

1. S’installer dans une véritable logique d’entraînement

La préparation mentale n’est en rien de la magie ou du positivisme. Lorsqu’on prépare un événement professionnel (entretien d’embauche, prise de parole en public, etc), il faut prendre cela comme un véritable entrainement dans lequel vous allez devoir vous investir. Il ne s’agit pas seulement de lire un livre sur le sujet et de se dire que cela suffit. Pas du tout, cela demande motivation et investissement.

« Votre entraînement mental devra être régulier, car c’est dans la régularité que vous allez renforcer vos qualités et que vous serez capable de les mettre à profit en situation de manière automatique, avec aisance et sérénité. Ce qui fera également la différence, c’est la qualité de votre investissement dans ce travail mental. »

2. Se donner le droit de réussir

Il n’y a pas que les autres qui ont le droit de « performer », d’atteindre des objectifs, d’obtenir une promotion, demander une augmentation à son manager.

« Arrêtez de penser que vous n’avez pas les moyens de réussir et osez vous accorder ce droit, même quelques instants. Les personnes qui arrivent à prendre la parole en public alors qu’elles étaient timides ou anxieuses se sont, à un moment, donné le droit d’y arriver et elles se sont ‘lancées’. Elles se sont fait confiance et ont réussi avec leur personnalité, leur force et leur fragilité. »

3. S’affranchir du regard des autres…

Ne restez pas sur des préjugés qui vous collent à la peau depuis votre enfance (vous aviez peur de passer au tableau et de vous exprimer devant toute la classe) et ne gardez pas une mauvaise image de vous-même (comme de penser que vos collègues sont meilleurs que vous).

« Ces autres qui nous évaluent, nous jugent, nous répètent qu’on aurait dû faire ceci ou cela, ainsi que le regard de certains qui nous déstabilisent, nous empêchent de donner le meilleur de nous-même et nous mettent dans le doute. C’est ce doute qui est notre pire ennemi. Il faut essayer de se sortir du ‘diktat’ et de la peur des autres, et imposer son style avec tact et diplomatie. Mais je vous rassure, et c’est ça qui est fou, les autres ont les mêmes craintes que vous! Vous devez également intégrer que vous ne pouvez pas ‘être aimé’ de tout le monde. Le secret pour s’affranchir du regard des autres est d’éviter de se comparer constamment à eux. Ce qui fera la différence, c’est votre personnalité et c’est avec elle que vous réussirez à atteindre vos objectifs professionnels et personnels. »

4. … mais bien s’entourer

« N’hésitez pas à rompre votre isolement, à rencontrer du monde, à vous entourer de personnes qui pourront vous aider dans votre quête. Rompre sa solitude, apprendre des autres, écouter leurs conseils est primordial. »

Sébastien Thomas donne l’exemple de Vincent, un athlète de haut niveau dans le tennis de table. Ce médaillé d’or aux Jeux paralympiques s’est entouré des personnes qu’il estimait être les plus compétentes et les plus en accord avec ses objectifs pour l’accompagner pendant les quatre années que dure une préparation olympique. Il a également choisi ces personnes pour leur capacité à le pousser dans ses retranchements.

5. Se donner le temps de réussir

Nous vivons dans une société où on veut tout, tout de suite, si possible sans faire d’efforts. Erreur! Il faut se donner le temps de travailler, d’investir sur sa personne et de s’occuper de soi. Sachant que le temps nécessaire à chacun pour parvenir à ses objectifs sera différent d’une personne à l’autre.

« Souvent la ‘politique des petits pas’ est la meilleure option pour réussir, et d’autant plus en situation anxiogène. Mais comme cette pression du temps est présente partout -dans les horaires que l’on doit respecter, dans les objectifs que l’on nous donne, dans les délais de réponse que l’on nous impose et dans les tâches que l’on se fixe chaque jour- il nous est difficile de nous en détacher. »

6. Se donner le droit de l’échec

« Il faudra également que vous preniez en compte le fait que vous pouvez ne pas réussir à atteindre vos objectifs, que vous pouvez rater votre exposé ou rater votre compétition sportive. La défaite, l’échec font partie du jeu. Un sportif qui n’intègre pas l’idée qu’il peut échouer, perdre son match, ne peut gagner. Intégrer cette éventualité est indispensable pour réussir. Prendre en compte l’éventualité de perdre, va vous libérer l’esprit et vous permettre de vous focaliser sur les moyens à mettre en œuvre pour gagner« .

7. Se donner des intentions

Notre système de pensée nous conduit généralement à anticiper les événements de manière négative. On se dit souvent que ça va mal se passer, jamais le contraire. Alors qu’à l’approche d’un événement quelconque, on devrait se poser la question: comment j’aimerais que cela se déroule. C’est cela, se donner des intentions. Par exemple, lors d’une présentation orale, cela peut être de se fixer trois objectifs: parler distinctement, penser à laisser des silences et être didactique. Il est important de transformer ses pensées parasites en pensées positives.

8. S’affranchir des dogmes qui paralysent

« Si tu n’as pas confiance en toi, tu ne peux pas y arriver », « Je veux des collaborateurs qui soient motivés tous les jours », « Pour réussir, il faut être un tueur », « La performance fait partie des qualités que l’on recherche pour ce poste », « Être fort mentalement est fondamental pour devenir un champion », « Concentre-toi, sinon tu ne vas pas y arriver »…

L’estime de soi, la confiance en soi, la motivation, la concentration, la détermination sont autant de qualités importantes pour réussir que de mots qui peuvent être paralysants.

Mais on ne peut pas être bon partout! Aussi, comme les grands champions sportifs et olympiques, vous devez distinguer la « confiance en soi spécifique » (« je suis un bon athlète ») et la « confiance en soi globale » (« je suis un bon athlète et, d’une manière générale, à l’aise en public »). Par exemple, un athlète de haut niveau pourra avoir une immense confiance en lui dans la discipline où il performe et être incapable d’aligner deux mots en conférence de presse.

Il faut se concentrer sur ses qualités et se rappeler ses points forts. Mais aussi se confronter à ce qui vous fait peur, en vous entraînant devant des amis, en sollicitant les conseils d’un coach ou par tout autre moyen qui vous aide.

9. Entrer sur le terrain et quitter sa place dans les tribunes

« Pour développer son mental, il faut être ACTEUR et se mettre en action. En effet, c’est dans l’action que se construit notre mental. Par conséquent, je vous invite dès que vous en avez l’opportunité à vous mettre en action et à développer vos qualités mentales. Saisissez toutes les occasions qui vous sont données pour mettre en application vos apprentissages ».

10. Débriefer

Le débriefing est donc une prise de recul par rapport à une situation vécue ou en train d’être vécue. Pour être efficace, le débriefing d’avant ou d’après la situation doit :

• être rédigé avec sérieux. L’écrire permet de rendre visibles les informations (points positifs et axes d’amélioration), de revenir dessus régulièrement et de visualiser les progrès ;

• être précis ;

• être mesurable, c’est-à-dire s’appuyer sur des critères d’évaluation objectifs ;

• être positif ;

• être factuel, c’est-à-dire s’appuyer sur des exemples concrets ;

• être équilibré entre les points positifs et les axes d’amélioration ;

• intégrer les moments clés de la situation, ces moments qui ont fait basculer la situation positivement ou négativement ;

• comporter des solutions et un plan d’action à intégrer dans votre programmation ;

• être fait régulièrement, si ce n’est quotidiennement. Il n’a pas besoin d’être obligatoirement long pour être efficace. Un petit feed-back de la journée avant de vous coucher est excellent s’il répond aux critères ci-dessus.